Si la recherche d’information actuelle reste grandement tributaire des mots-clés, il existe d’autres méthodes plus ou moins nouvelles pour faire ressortir des informations utiles et complémentaires : recherche par l’image grâce à des outils de recherche inversée, recherche de logo dans des images ou vidéos, recherche à partir d’une URL ou encore recommandations de contenus à partir des autres contenus visualisés par les utilisateurs, etc.
Il en existe une autre, liée à l’avènement des médias sociaux que l’on pourrait qualifier de recherche par géolocalisation, que nous n’avions pas encore eu l’occasion d’aborder dans le détail. L’idée est ici de récupérer et retrouver tous les contenus publiés à un endroit précis grâce aux coordonnées géographiques (latitude et longitude) et données GPS souvent associés aux contenus.
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Pour interroger le Web visible, les professionnels de l’information continuent d’utiliser principalement Google, tout simplement parce que la pertinence des résultats reste bien supérieure à celles de ses concurrents.
La majorité des alternatives apparues au cours des dernières années se concentrent sur le respect de la vie privée à l’image de Qwant, DuckDuckGo, Ecosia, etc. Et malheureusement pour les professionnels de l’information, aussi intéressant que cela puisse être, cela n’améliore en rien la qualité et la pertinence des résultats. C’est même plutôt l’inverse...
Mais Google de son côté, même s’il reste meilleur, change très rapidement et ne cesse de se dégrader du point de vue de la recherche d’information professionnelle. Il faut bien l’admettre, nous ne sommes pas et ne serons jamais son public cible !
Il est donc crucial de continuer à chercher des alternatives ou du moins des compléments à nos outils actuels et notamment Google pour interroger le Web de surface, mais aussi accéder au Web profond.
Sur ce sujet, la France n’est pas la plus mal lotie avec de nouveaux outils venant se positionner sur de nouvelles façons de rechercher de l’information. Au cours des derniers mois, nous en avons repéré trois nouveaux, très différents dans leurs approches, stratégies et modèles économiques : Geotrend, Needle, Netguide.
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TENDANCES • Information et publicité : des liaisons dangereuses pour la veille ?
PANORAMA
• La pige publicitaire : un marché très fermé
• Publicité Web : un secteur en forte croissance à ne pas négliger pour la veille
METHODOLOGIE • La publicité masquée pollue-t-elle la veille ?
TENDANCES • Focus sur le format “Story” : une vraie opportunité pour la veille ou simple intrusion des marques dans l’information ?
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Le monde de l’information et le monde de la publicité sont à première vue diamétralement opposés et ne semblent pas faire toujours bon ménage. L’information affiche des faits et données présentés d’une manière la plus objective possible, là où la publicité cherche à mettre en avant les qualités d’un produit ou d’un service dans un but de vente, en occultant les aspects négatifs et en s’éloignant souvent de la réalité...
Cependant, pour les professionnels de l’information et veilleurs, la frontière entre ces deux mondes est de plus en plus poreuse et il leur devient impossible d’ignorer l’intrusion de la publicité dans le contenu informatif qu’ils doivent désormais prendre en compte.
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Par ailleurs, on constate l’irruption de nouveaux contenus dans les médias. Les marques et entreprises regorgent d’inventivité pour promouvoir leurs produits et services en les mêlant à des contenus informatifs et en tirant parti de nouveaux médias (podcasts, Stories, Lives, etc.) et formats de communication et marketing sans cesse réinventés (inbound marketing, social selling, marketing automation, etc.).
Dans ce contexte, le veilleur se doit aussi d’être toujours plus vigilant dans son rapport à l’information où s’entremêlent en permanence information et publicité.
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Intéressons-nous ici à la publicité classique: encarts publicitaires dans les journaux, spots publicitaires à la télévision, cinéma ou radio, panneaux d’affichage, etc.
- Quels sont les outils et acteurs présents sur le marché pour réaliser une veille ou pige publicitaire ?
- Peut-on réaliser une veille publicitaire par ses propres moyens ?
Pour effectuer des recherches ou des veilles sur ce type de publicité, il n’existe pas de solutions miracles : il faut soit faire appel à des prestataires spécialisés soit réaliser des piges publicitaires « manuellement » en épluchant par exemple les journaux papier ou les versions PDF ce qui peut vite devenir extrêmement chronophage.
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Depuis quelques années maintenant, une nouvelle façon de communiquer et surtout de consommer l’information est apparue sur les grandes plateformes de social media. Le partage de contenus éphémères a su conquérir les habitudes des internautes notamment celles des millennials et de la Gen-Z.
Une cible très stratégique pour les annonceurs publicitaires qui se sont appropriés ce format, communément appelé « story », dans un laps de temps extrêmement court.
Les échanges entre les marques et le grand public n’ont jamais été aussi dynamiques et c’est en partie grâce au stories qui révolutionnent le marketing.
Pour rappel, les stories sont un support d’information multimédia (photo, vidéo) avec peu d’éléments textuels. Elles sont présentes principalement sur les réseaux-sociaux et certaines applications mobiles. Leur principale caractéristique est qu’elles sont vouées à disparaître après 24h* de vie online.
*parfois moins.
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Parallèlement aux formes de publicité classiques évoquées précédemment, la publicité Web représente une part toujours plus importante des investissements publicitaires et mérite que l’on s’y intéresse dans un contexte de veille et de recherche d’information.
Et comme pour les publicités classiques, la veille et la recherche sur ces contenus n’a rien à voir avec les méthodes et outils classiques utilisés par les professionnels de l’information.
Nous ne nous intéressons ici qu’à la publicité Web qui se revendique en tant que telle. La publicité sur le Web « déguisée » sera abordée dans le prochain article.
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La publicité en ligne existe sous deux formes :
La publicité en ligne a fait son apparition en France il y a 20 ans de façon très timide. Elle s’est beaucoup développée dans les années 2000 mais l’éclatement de la bulle Internet a fortement ralenti ce phénomène. En France, le montant des investissements publicitaires en ligne a atteint 4,9 milliards d’euros net en 2018 et au niveau mondial, le marché a connu une croissance de plus de 17% entre 2017 et 2018 selon l’Observatoire de l’e-publicité.
Et ce n’est d’ailleurs que cette année que le marché de la publicité en ligne a dépassé le marché de la publicité traditionnelle aux Etats-Unis.
Au niveau mondial, 47% de la publicité se passe aujourd’hui en ligne et la publicité en ligne devrait atteindre 52 % des investissements publicitaires d’ici 2021 selon le rapport Advertising Expenditure Forecasts.
Attention cependant, en 2018, Google et Facebook auraient capté près d’un quart du marché publicitaire mondial et 56.4 % des investissements si on se limite à la publicité en ligne selon une étude réalisée par Warc. On notera cependant qu’Amazon et Microsoft (Bing et LinkedIn) gagnent progressivement des parts de marché.
D’autre part, il faut être conscient que la stratégie publicitaire sur le Web varie beaucoup selon le type d’entreprise. Un récent article publié sur Siècle Digital, un site d’information dédié au digital et nouvelles technologies indiquait ainsi que :
« La grande partie des dépenses publicitaires sur Internet provient de petites entreprises locales qui misent la totalité de leur budget sur Google, et Facebook. L’avantage de ces plateformes est la simplicité de gestion, tout en ciblant un public très précis. A contrario, les grands groupes préfèrent continuer d’investir dans la publicité sur les médias traditionnels, tout en accordant tout de même une part du budget à la publicité en ligne. » (https://siecledigital.fr/2019/07/08/la-publicite-en-ligne-representera-50-des-depenses-publicitaires-en-2021)
Enfin, autre tendance à ne pas négliger : les marques investissent beaucoup dans la publicité sur mobile, les réseaux sociaux et la vidéo.
Notre avis
Dans un contexte de veille et de recherche, on a donc intérêt à concentrer ses efforts sur Google et ses résultats sponsorisés et Facebook car c’est là que se concentrent les principales actions de publicité.
On pourra également regarder Amazon et éventuellement LinkedIn dans un contexte professionnel.
Cependant, il faudra rester à l’affût de nouveaux canaux et formes de publicité car il se peut que le rapport de force évolue dans les années à venir.
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Il y a d’un côté la publicité officielle : encarts publicitaires dans la presse, spots TV et radio, résultats sponsorisés sur les moteurs et réseaux sociaux, publicités en display sur des sites, etc. Même si elle dispose toujours d’un espace spécifique, nous avons pu constater que la distinction entre information et publicité n’était pas toujours aussi claire.
De l’autre, il y a une autre catégorie de publicité bien plus trompeuse, non régulée et qui ne coûte pratiquement rien à ceux qui la diffusent, si ce n’est du temps. Les entreprises et les marques auraient donc tort de s’en priver.
Mais les consultants, les freelance cherchent, et trouvent, eux aussi, des moyens détournés pour faire connaître leurs activités et services ; ils n’hésitent plus à mêler contenu informatif, parfois même très intéressant et autopromotion.
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TENDANCES
• La veille et la recherche d'information à l'ère des « fake news » et de la désinformation
• Les géants du Web face aux « fake news »
PANORAMA
• Tirer parti du fact-checking et du journalisme d'investigation pour la veille et la recherche d information
• Les outils de veille et de recherche professionnels face à la fiabilité des sources
INTERVIEW • Ces start-ups qui investissent le champ de l'évaluation des sources et contenus
METHODOLOGIE • Comment évaluer la fiabilité des sources dans des pays dont on ne connaît pas la langue ?
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Comment le phénomène des fake news et de la désinformation impacte le professionnel de l’information dans son quotidien ? Quelles sont les initiatives développées par les géants du Web, la presse, les outils de recherche professionnels et de veille classiques ou des start-ups spécialisées et en quoi cela peut-il être utile dans un contexte de veille ?
Même si la couverture médiatique dont bénéficient les fake news ou infox en français, depuis 2016 et l’élection de Donald Trump, peut donner l’impression qu’il s’agit d’une nouveauté, il s’agit en réalité d’un sujet vieux comme le monde. La désinformation et la diffusion de fausses informations se pratiquent depuis des siècles, certes à moins grande échelle et avec des modalités différentes.
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Avec le développement des médias sociaux depuis une dizaine d’années, tout le monde peut publier et partager de l’information. Comme beaucoup d’avancées, cela est à double tranchant en permettant :
Ce qui a changé en quelques années, c’est donc le fait que le volume et la vitesse de propagation de ces infox n’a jamais été aussi important.
Et si la désinformation s’est limitée pendant longtemps aux contenus textuels puis aux contenus multimédia avec les images truquées, elle s’attaque désormais avec succès aux vidéos avec le nouveau phénomène des deep fakes (voir glossaire).
Les évolutions de la technologie rendent possible de nouvelles formes de désinformation et facilitent leur production et leur diffusion en masse.
Ainsi, plus aucun contenu n’est à l’abri d’être détourné et truqué de manière très convaincante. Il faut donc être plus prudent que jamais.
De nombreux acteurs du Web, les GAFAM en tête, mais aussi les médias traditionnels et certaines start-ups, se sont donc engouffrés sur le secteur, très porteur, de la lutte contre la désinformation. Nous aurons l’occasion d’analyser ce phénomène dans la suite de ce numéro.
Parallèlement aux fake news, on trouve également des erreurs « plus honnêtes », à savoir involontaires par ignorance, incompréhension ou approximation, que ce soit sur le Web, dans la presse, dans des rapports, etc.
Personne, pas même les experts ou les journalistes n’est à l’abri de diffuser sans le vouloir de fausses informations.
D’autant que certains journalistes, notamment appartenant à certains types de presse, font preuve d’une certaine paresse intellectuelle en se contentant de copier-coller des communiqués, et scoops sans réelle vérification.
On rappellera que dans l’ouvrage « L’information à tout prix » publié en 2017, Julia Cagé estimait que « 64 % de ce qui est publié en ligne est du copié-collé pur et simple ». On a donc d’un côté des médias opérant une course au scoop et peu adeptes de la vérification, et de l’autre, ceux qui cherchent à redorer l’image de la profession en remettant en avant les valeurs-même du journalisme. Et ce sont ces mêmes acteurs qui développent des solutions de fact-checking ou se revendiquent du journalisme d’investigation.
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