Le besoin d’information sur les entreprises (qu’elles soient concurrentes, prospects, fournisseurs, etc.) concerne aussi bien les professionnels de la veille et de l’intelligence économique que d’autres fonctions de l’entreprise (top management, marketing, direction commerciale, etc.)
Avec la quantité d’informations disponibles gratuitement sur le Web ouvert, il n’est aujourd’hui pas très difficile de trouver des informations de base sur une entreprise (sauf si elle est de très petite taille avec des activités peu originales - artisan boulanger par exemple) mais dès qu’il s’agit d’informations plus complexes et stratégiques (comptes consolidés, structure d’actionnariat, fusions/acquisitions, ratios financiers, etc.), la tâche s’avère beaucoup plus ardue d’autant plus si la société est une entreprise privée et n’est pas basée en Europe.
Dans cet article, nous aborderons dans un premier temps la question des types d’information dont on peut avoir besoin sur une entreprise et les éléments de contexte à prendre en compte (les contraintes réglementaires en matière de publication de comptes varient par exemple considérablement d’un pays à l’autre).
Nous effectuerons ensuite un panorama des sources gratuites (au niveau français et international) proposant de l’information sur les entreprises et présenterons les limites de ces sources.
Nous nous intéresserons alors aux principales sources d’informations payantes (bases de données, fournisseurs d’information, portails d’information, etc.).
L’article se finira sur un exemple concret de méthodologie de recherche sur une société de télécommunications africaine.
Le besoin d’informations sur une entreprise recouvre des réalités très diverses. Avant toute chose, il convient de se demander ce que l’on cherche réellement et dans quel but (les simples noms des dirigeants, les comptes consolidés, des rapports d’analystes, etc.).
Nous avons listé ci-dessous toute une série d’informations qui peuvent être utiles dans le cadre d’une veille concurrentielle, stratégique, etc.
Des informations de « premier niveau »
Des données plus analytiques ou requérant des connaissances de recherche plus pointues :
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La veille sur un pays étranger, qu’elle soit d’ordre économique, concurrentielle ou sectorielle, représente souvent une véritable épreuve et ce, même quand on maîtrise correctement la langue du pays en question.
Quand on se trouve en terrain connu (en l’occurrence dans son propre pays), on sait généralement où chercher ou du moins, on connaît quelques sources de référence qui vont pouvoir ensuite nous aiguiller rapidement dans la bonne direction et vers les bonnes ressources. Dans un univers qui nous est complètement étranger ou presque, on sait ce que l’on cherche (au moins approximativement) mais on ne sait pas où chercher et surtout par où commencer.
On pourra bien évidemment commencer par explorer des sources internationales (serveurs et bases de données internationales, sites des grandes organisations internationales, ambassades, etc.) qui traitent du pays en question mais il serait dommage de se priver des sources d’informations locales qui sont généralement très complémentaires.
Dans cet article, nous montrerons comment identifier des sources locales donnant accès à la presse locale, aux données économiques, aux études de marché, rapports, statistiques, informations sur les entreprises, revues scientifiques et académiques ou encore quelles sont les informations les plus souvent recherchées.
Nous nous focaliserons ici exclusivement sur l’identification de bases de données (gratuites et payantes) et fournisseurs d’informations locaux qui sont souvent un bon point d’entrée vers l’information locale.
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Plusieurs sociétés, dont le suisse Faveeo ou encore Synthesio, se sont associées avec DataSift, le spécialiste en Big Data, afin de mettre en place une plateforme de monitoring pour Facebook.
L’objectif est simple, et potentiellement très prometteur : permettre aux marques un accès facilité à l’ensemble des données publiées sur Facebook (qu’elles soient publiées sur des comptes privés ou des pages ou groupes publics). Pour des questions de protection de vie privée, ces données sont anonymisées, mais offrent tout de même un accès à près de 65 attributs (sexe, âge, localisation…).
Cette solution est d’autant plus intéressante qu’il est de plus en plus difficile de surveiller Facebook dans le cadre d’une veille.
S’il était possible il y a encore quelques années de mettre sous surveillance des pages publiques, des groupes, des statuts publics et mêmes des résultats de recherche via des outils de veille spécialisés sur les médias sociaux, cela n’est plus le cas depuis près d’un an lorsque Facebook a subitement décidé de limiter les contenus accessibles via son API. Seules les pages publiques sont encore accessibles par ces outils.
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L’Institute for Competitive Intelligence (ICI) a organisé les 20 et 21 avril derniers à Bad Nauheim (près de Francfort), et ce pour la 8ème année consécutive, sa « Conférence Internationale en Intelligence Economique ».
La conférence a réuni un public très ciblé de professionnels travaillant dans le domaine de la recherche et de la valorisation de l’information : des professionnels du traitement de l’information, des spécialistes des marchés ou de différents secteurs industriels, de l’innovation technologique, R&D mais aussi des chercheurs universitaires spécialisés dans l’intelligence économique.
Selon le format habituel, la conférence s’est déroulée sur deux jours avec plus de 30 ateliers différents, les conférenciers venant de différentes régions du monde : France, Allemagne, Angleterre, Belgique, Pays Bas, Suisse, Autriche, Etats-Unis, Brésil, Israël, Afrique du Sud, Colombie, Japon et Inde. Les ateliers étaient des études de cas, des présentations scientifiques, ou sous forme de tutoriaux (présentées par les éditeurs de logiciels), des « impulse speeches » 1, des récits de meilleures pratiques, des sessions de networking et discours d’experts.
Des séances de formation étaient organisées également par l’Institute for Competitive Intelligence (ICI), avant et après la conférence, qui portaient sur des méthodologies de recherche innovantes, des outils et astuces, bonnes pratiques de niveau expert ou intermédiaire : « Comment trouver des informations sur le web en dehors de Google (recherche avancée, médias sociaux, blogs, ..), « L’intelligence économique et l’utilisation des outils d’analyse stratégique », « Les principes de l’intelligence technologique », etc.
Parallèlement à la conférence se tenait un salon de taille réduite où exposaient certains fournisseurs de solutions logicielles d’intelligence économique Français et européens (tels que KB Crawl, M-Brain, AMI Software, …), des plateformes de recherche de données de type Findout et d’autres acteurs tel que l’Office Européen des brevets.
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Le Centre National de Documentation marocain, sous tutelle du Haut-Commissariat au Plan, organise pour la toute première fois un salon virtuel dédié au domaine de l’information-documentation qui ouvrira ses portes à partir du 1er juillet 2016.
Près de 150 exposants seront présents, répartis au sein de 10 halls thématiques.
FLA est heureux d’annoncer son soutien et sa participation à ce salon innovant
La liste des exposants présents sur le salon : http://cnd.hcp.ma/docexpo2016/Exposants-stands-Liste-des-demandes-recues_a12.html
Pour plus d’informations, et pour vous inscrire, rendez-vous à cette adresse : http://cnd.hcp.ma/docexpo2016
PANORAMA • Les ressources cachées des collectivités territoriales
INSOLITE • Veille et poisson d’avril : et si le piège ne se refermait pas le 1er avril ?
OUTILS DE VEILLE • Visibrain : la tour d’observation des médias en ligne via Twitter
L’ACTU EN BREF • L’actualité des moteurs et du Web social
FICHE PAYS • Sources et Ressources sur l’Ukraine
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Les collectivités territoriales (aussi appelées collectivités locales) produisent de nombreux contenus qui peuvent revêtir un intérêt stratégique pour les décideurs. Par collectivités territoriales, nous parlons aussi bien des communes, métropoles, communautés de communes que des départements ou encore des régions.
Pendant de très nombreuses années, les contenus produits par ces organismes et pourtant voués à être rendus public, étaient très difficilement accessibles ou uniquement aux habitants du secteur en question (journal de la commune par exemple ou délibérations affichées dans le hall de la mairie). Quand l’on souhaitait recevoir une copie d’un document administratif, il fallait alors faire une demande écrite, ce qui prenait un temps considérable quand la demande n’était pas tout simplement refusée pour des motifs plus ou moins valables.
Heureusement, de plus en plus de collectivités ont pris le virage du numérique et proposent depuis des années leurs contenus sur leurs sites Web. Cette tendance s’est accélérée récemment suite à l’essor du mouvement lié à l’Open Data mais également grâce à un cadre juridique de plus en plus strict en la matière. Mais il restait encore de nombreux réfractaires qui ne publiaient pas en ligne leurs documents publics ou bien les publiaient avec des délais frôlant l’indécence.
Dernier évènement en date et pas des moindres : la publication d’un décret en février 2016 précisant les modalités d’application de certains articles de la loi NOTRe concernant la mise en ligne de documents publics par les villes, départements et régions. En clair, ce décret indique entre autres que les communes disposant d’un site Internet sont tenues de diffuser les comptes-rendus du conseil municipal dans un délai d’une semaine alors qu’auparavant, leur seule contrainte était de les publier dans l’enceinte de leurs locaux. C’est évidemment une excellente nouvelle mais encore faudrait-il que toutes les collectivités connaissent et appliquent ces dispositions...
Comme nous le disions en introduction, les sites Internet des communes, des communautés de communes, des départements ou encore des régions regorgent parfois d’informations pouvant représenter un réel intérêt dans le cadre d’une veille concurrentielle, sectorielle, commerciale, appels d’offres, etc.
Mais de quelles informations s’agit-il ?
Pour les communes, on pourrait caractériser les contenus/informations potentiellement utiles dans le cadre d’une veille ou d’une recherche d’informations de la manière suivante :
Pour les communautés de communes, la typologie des ressources intéressantes est sensiblement la même mais elles s’appliquent dans ce cas aux compétences dont ont hérité ces communautés et qui sont différentes de celles de la commune. Rappelons qu’une communauté de communes est un établissement public qui regroupe plusieurs communes. Elles existent depuis 1992.
Ces communautés héritent souvent de compétences qui ne sont alors plus gérées par la commune (ou en partie seulement). C’est le cas du développement économique, de l’aménagement de l’espace, de la gestion des déchets, du transport, de l’urbanisme, de la gestion de l’eau, de l’assainissement, de la construction d’équipements sportifs et culturels et d’écoles, etc.
Dans la même veine, on trouve les communautés d’agglomérations et les métropoles qui regroupent des villes de plus grande importance.
De même, les sites des régions et départements proposeront des contenus de même nature par rapport aux compétences qui leur sont confiées.
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Le 1er avril, de nombreux sites de presse ou blogs jouent le jeu du poisson d’avril en rédigeant des articles plus ou moins farfelus. Certains pièges sont facilement détectables, d’autres beaucoup moins. Ce qui est sûr, c’est que ce jour-là, notre vigilance est accrue et on a tendance à se poser plus de questions quant à la véracité de ce que l’on lit.
Mais notre vigilance baisse à nouveau dès le lendemain et c’est là que les problèmes commencent ... En effectuant une recherche d’informations des semaines, des mois ou des années plus tard, il n’est pas impossible de tomber sur des actualités complètement fausses publiées un 1er avril et de ne même pas s’en rendre compte.
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Dans ce nouvel épisode de notre série consacrée aux sources d’informations par pays, nous nous intéressons aujourd’hui à l’Ukraine.
Le plus grand pays d’Europe en superficie (Russie exceptée) possède en effet un important potentiel, malgré une situation économique et géopolitique complexe.
Pays doté d’une main-d’œuvre à la fois bon marché et qualifiée, large marché de 45 millions d’habitants qui a entamé un processus de rapprochement avec l’Union Européenne, le potentiel de l’Ukraine est en même temps toujours affecté par une corruption endémique, une croissance atone et une situation sécuritaire toujours instable.
Au début de l’année 2016, la majorité des indicateurs économiques de l’Ukraine restaient incertains, malgré une relative stabilisation de la situation depuis 2015 : ainsi, après un effondrement du PIB de 12 % en 2015, la Banque Mondiale prévoit une croissance de 1 % en 2016. L’inflation se maintenait à près de 40 % fin 2015, bien qu’elle soit sur une pente descendante depuis le milieu de l’année. Les exportations ukrainiennes vers l’UE se sont aussi effondrées d’un tiers en 2015 par rapport à 2014 : l’UE reste néanmoins la première destination des exportations ukrainiennes (31,8 % des exportations), devant la Russie (17 %) et la Turquie (6,3 %).
Au-delà de cette situation conjoncturelle difficile, l’Ukraine possède néanmoins plusieurs atouts. Le pays a entamé depuis deux ans un rapprochement avec l’Union Européenne, qui a culminé (d’un point de vue économique, du moins) au 1er janvier avec l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange. Cet accord offre un accès quasi-total (quelques restrictions sont maintenues sur certains secteurs) au marché européen pour les entreprises ukrainiennes, et permettra à terme aux entreprises européennes de bénéficier de la même liberté sur le marché ukrainien.
Ce rapprochement se caractérise de plus par une modification de la législation commerciale ukrainienne visant à la rapprocher des standards européens : à terme, cela facilitera les échanges commerciaux entre l’Ukraine et l’Europe. En plus de cet accord, le rapprochement avec l’UE implique pour l’Ukraine de réaliser un nombre important de réformes destinées à libéraliser son économie, à faciliter l’arrivée d’investisseurs étrangers et à réduire une corruption qui représente encore aujourd’hui l’un des principaux freins à l’investissement. Et si les succès de ces réformes tiennent pour l’heure plus de la rhétorique que du fait établi, le mouvement engagé est réel.
Autre point fort de l’Ukraine, son secteur agricole, l’un des rares à avoir résisté à la récente crise économique, notamment grâce à des investissements massifs réalisés ces dernières années. On peut aussi mentionner le secteur pharmaceutique, qui devrait rester attractif pour des raisons démographiques (la population ukrainienne vieillit) mais aussi car le secteur de la santé est un secteur-clé devant être réformé dans les années à venir, ce qui devrait apporter de nouvelles opportunités pour les entreprises étrangères : au début de l’année 2016, l’entreprise française Sanofi Pasteur a ainsi livré près de 3,7 millions de vaccins contre la polio en Ukraine.
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Créé en 2011, Visibrain se présente comme une plateforme de veille de médias en ligne. Sa particularité est qu’elle s’appuie sur Twitter uniquement pour pouvoir surveiller l’ensemble des médias et des blogs, hormis les forums.
Pourquoi Twitter ? D’après les mots de l’un des cofondateurs de la société, Jean-Christophe Gatuingt, ce réseau social est le « système nerveux du web » expliquant par-là que se retrouvent sur une même plateforme des personnes aux profils très différents (médias, journalistes, influenceurs, communautés, etc.) qui s’expriment de manière illimitée et relaient en volumes très importants du contenu de diverses natures (textes, vidéos, photos, audio).
Ainsi, Visibrain entend permettre à ses clients de surveiller et de maîtriser leur image de marque malgré le flux constant de données.
L’élaboration d’une veille sur Visibrain se fait en deux temps. Tout d’abord, il s’agit de créer un « concept », soit un corpus, que l’on souhaite surveiller (selon des mots-clés ou un panel de comptes Twitter).
Ensuite, au sein de ce corpus, des requêtes qui vont constituer des « sujets », permettront de l’affiner. Il est possible d’estimer si un sujet doit être mieux défini ou bien même s’il vaut la peine d’être surveillé (et donc exploré et analysé à travers la plateforme car il engendre une consommation de mentions dont le quota est fixé pour chaque formule) grâce à une timeline s’étalant sur une période de 30 jours et la fonctionnalité « Quick Trends » qui permet de mettre en perspective le sujet par rapport à un autre, voire 5 autres, et parfois, d’en relativiser son importance.
Elle permet également, si une opération de communication vient d’être lancée, de se comparer aux concurrents. Une fois le sujet validé, il apparaît dans la page d’accueil (home page, voir fig. 1 Réservé aux abonnés) et les données sont consultables sur un tableau de bord (dashboard), présentées selon différents filtres d’analyse.
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