Dans le cadre de toute procédure de due diligence stratégique, les clients et les partenaires doivent faire l’objet d’investigations, de due diligence précises au niveau économique, financier, fiscal mais aussi au niveau de la réputation et de l’intégrité des dirigeants ou d’autres personnes décisionnaires.
Ces pratiques en matière de due diligence sont très encadrées et réglementées et permettent aux entreprises de sécuriser leurs relations d’affaires, répondant aux obligations de vigilance et d’anticipation de risques.
Rappelons les deux textes de référence au niveau international: le UK Bribery Act et le Foreign Corrupt Practices Act. En France, la toute récente loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique dite Sapin 2, détaille les obligations légales en matière de due diligence.
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Entretien entre Véronique MESGUICH et Anne-Marie LIBMANN
Véronique Mesguich est consultante et formatrice spécialisée dans le domaine de la veille stratégique et de la médiation numérique.
Anne Marie Libmann est directrice opérationnelle de FLA Consultants.
Véronique Mesguich et Anne-Marie Libmann ont exercé conjointement la présidence de l’ADBS, l’Association des professionnels de l’information.
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Peut-être insuffisamment exploitées ou tout simplement méconnues, les associations et les fédérations professionnelles françaises, n’en représentent pas moins des observatoires de l’actualité et de l’évolution des marchés et constituent ainsi des sources d’informations privilégiées sur les marchés.
On pourrait reprendre la devise d’une grande association « Valoriser l’image du produit français et soutenir la compétitivité des entreprises » pour illustrer le fait que ces organisations mettent à disposition des outils performants pour soutenir la croissance des entreprises mais également les aider dans leur démarche marketing.
Ces outils de compréhension du marché sont très divers et variés tant dans leur forme que dans leur contenu et leur cible, qu’il s’agisse d’un dispositif de veille, d’études de marché, d’enquêtes ou encore de bilans économique sur l’ensemble du secteur.
Précisons que dans le cadre de notre article, nous nous sommes uniquement intéressés aux données en accès libre mises à disposition par ces organisations. En effet, ces dernières proposent souvent davantage de contenus à haute valeur ajoutée, avec des données très précises sur les marchés, mais seulement réservés à leurs membres adhérents.
Les chiffres de l’Observatoire des associations professionnelles (www.cedap.asso.fr) illustrent le foisonnement de ces structures : les associations professionnelles présentes actuellement en France sont au nombre de 851, et 91 % d’entre-elles fournissent des données à la fois qualitatives et chiffrées (économiques, statistiques) pour suivre l’évolution des différents marchés.
On note que le poste « économie, statistiques » y figure au deuxième rang des missions des associations professionnelles (Fig. 1).
Fig. 1 - https://cedap.asso.fr/fr/module/99999618/11/l-observatoire-des-associations-professionnelles
On notera que les associations et les fédérations professionnelles sont en grande partie financées par les recettes issues des cotisations de leurs adhérents. Ainsi, nous pouvons aisément supposer que la publication de contenus sur les marchés représente une vitrine marketing pour augmenter le nombre de leurs adhérents et donc de cotisations participant grandement à la pérennité de l’organisation. Toutefois et malgré la promotion indéniable d’informations relatives aux différents marchés, le contenu est-il pour autant stratégique ?
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Dans le cadre d’une veille, il n’est pas rare de voir remonter des contenus qui n’ont en réalité rien de nouveaux et ont été publiés il y a plusieurs années. Et dans un monde où tout s’accélère, bon nombre de contenus deviennent très vite obsolètes.
Reprenez par exemple un article datant de 2008/2009 sur les lecteurs de flux RSS ou un article sur le marché des moteurs de recherche avant l’arrivée de Google et vous verrez à quel point le paysage a changé et que les informations publiées sont d’une utilité quasi-nulle à part dans une démarche historique.
Plusieurs raisons peuvent expliquer l’apparition de ces résultats :
On peut facilement se rendre compte de l’ancienneté du contenu si la page en question indique une date mais ce n’est pas toujours le cas.
D’autre part, la pratique qui consiste à retweeter ou partager des contenus à la simple de lecture du titre ou d’un bref descriptif sans même cliquer sur le lien ou survoler l’article ou la page en question rend cette erreur encore plus commune que ce n’était le cas auparavant.
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METHODOLOGIE
• La veille sur les start-ups, incontournable dans une démarche d’innovation
SOURCES D’INFORMATION
• Organisations Non-Gouvernementales :quelles ressources pour le veilleur ?
SOURCING
• La Twittliste du secteur de la construction
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Les start-ups ont le vent en poupe et sont un moteur de l’innovation en France comme à l’étranger. A une époque que l’on peut qualifier de disruptive, la plupart des entreprises, quels que soient leur taille et secteur, font des efforts significatifs pour appréhender les fortes et parfois brutales percées et évolutions technologiques susceptibles d’impacter leurs produits ou services.
Acteur important et témoin de cette (r)évolution permanente, la start-up est donc un élément fondamental à suivre pour toute entreprise désireuse de se développer dans son secteur d’activité.
Le veilleur doit donc désormais intégrer à son spectre de surveillance et de recherche le suivi des start-ups.
Avant toute chose, rappelons que plusieurs définitions des start-ups coexistent mais nous avons choisi ici celle proposée par le Larousse : « une start-up est une jeune entreprise innovante, dans le secteur des nouvelles technologies ».
De par leurs spécificités, les méthodes traditionnelles d’investigation sur les entreprises ne sont pas nécessairement les plus pertinentes pour couvrir ce type de société ; tout du moins s’y limiter présente un réel risque de ne pas capter tous les éléments. Les bases de données financières sur les entreprises par exemple les couvrent généralement assez mal et c’est souvent dans une autre direction qu’il faudra aller rechercher de l’information les concernant.
Dans cet article, nous reviendrons dans un premier temps sur l’importance des start-ups dans le processus de veille. Dans quels cas peut-il être intéressant de les identifier et de les mettre sous surveillance ? Dans un second temps, nous proposerons des éléments méthodologiques ainsi qu’une typologie des sources incontournables en France comme à l’étranger. Enfin, nous terminerons sur un cas concret de recherche d’information appliquée à un secteur porteur : les insurtechs, des start-ups qui créent de nouveaux services et offres d’assurances 100% digitales.
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Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) ont aujourd’hui plus que jamais une place majeure dans le paysage médiatique mondial.
En tant que sources, d’abord : leurs rapports, études et déclarations, relayées par la presse, font régulièrement l’objet de débats pouvant aller jusqu’au scandale. C’est ainsi que l’ONG International Council for Clean Transportation fut à la source de l’affaire des émissions de particules des véhicules diesel Volkswagen.
Les ONG sont aussi devenues un véritable enjeu pour de nombreux gouvernements qui, de la Hongrie à la Russie en passant par la Chine, voient ces dernières comme une potentielle source d’ingérence étrangère et cherchent à renforcer leur contrôle sur ces organisations.
Cette forte présence dans l’agenda médiatique fait logiquement des ONG une source d’intérêt pour le veilleur.
Mais avant toute chose, il convient de préciser le concept d’ONG qui regroupe plusieurs réalités.
Le Conseil de l’Europe définissait dans un rapport de 2007 les ONG comme étant « des entités ou organisations autonomes volontaires créées pour réaliser les objectifs essentiellement non lucratifs de leurs fondateurs ou adhérents. Elles n’incluent pas les partis politiques. ». Est donc ONG toute organisation à but non lucratif ne relevant pas d’un gouvernement.
Une définition délicate à exploiter tant elle est large. Difficile, pourtant, de se montrer plus précis : en France, le statut juridique d’ONG n’existe pas, l’écrasante majorité de celles-ci étant en fait des associations loi 1901. Au niveau mondial, associations et fédérations sont d’ailleurs souvent (mais pas toujours) classées comme étant des ONG.
Des organisations, gouvernementales celles-ci, comme la Banque Mondiale ou l’ONU, se montrent un peu plus spécifiques en précisant que les ONG ont pour vocation de « défendre les intérêts des pauvres, protéger l’environnement, offrir des services sociaux de base » (Banque Mondiale) ou, plus généralement, « agir dans l’intérêt public » (ONU). Une ONG se différencie ainsi d’autres organisations privées par le fait qu’elle est fondée sur la défense d’une cause ou de valeurs spécifiques. Elle peut de plus être de type « opérationnel » (c’est-à-dire qu’elle est centrée sur la mise en place de projets spécifiques), ou de type « lobbyiste » (centrée sur la médiatisation de problématiques). D’autres organisations incluent aussi les think tanks et syndicats dans la catégorie des ONG, sans que cela soit systématique. Dans cet article, nous nous focaliserons sur la définition la plus commune des ONG, celle désignant les organisations engagées dans la défense d’une cause centrée sur l’intérêt public.
Nombreuses, parfois très influentes, au fait des agissements dans les pays ou sur les secteurs qu’elles couvrent, les ONG peuvent représenter une source d’information à ne pas négliger. Leur intégration dans une veille pose néanmoins un certain nombre de questions, certaines méthodologiques, certaines purement pratiques, auxquelles il convient de répondre afin d’exploiter au mieux les informations qu’elles possèdent.
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Le secteur de la construction en France regroupe un nombre très large de corps de métiers différents : génie civil, travaux publics, logements, bureaux… que l’on retrouve sur la twittosphère.
Ce n’est pas étonnant au regard du poids que représente le secteur de la construction et du bâtiment en France et en Europe.
Après une baisse de 20% de l’activité depuis 8 ans, le marché connait une vraie dynamique, notamment dans la construction de logements neufs.
A titre d’exemple, au niveau national, on comptait 417 800 nouveaux permis de construire pour des logements, délivrés au cours de la dernière année.
Selon la Fédération française du bâtiment, en 2016, les activités dans le bâtiment ont connu une hausse de 1,9%, et l’organisation envisage une croissance de l’activité de 3,4% pour 2017.
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PANORAMA • Veille concurrentielle dans l’industrie : le cas des usines
SONDAGE • Les professionnels de l’information sont-ils encore les spécialistes des serveurs et bases de données professionnelles ?
OUTIL DE VEILLE • Brandwatch : une plateforme de veille qui allie puissance et flexibilité
AGENDA • I-expo 2017-02-10
SOURCES D’INFORMATION • Presse professionnelle : indispensable mais peu visible !
COMPLIANCE & DUE DILIGENCE • Compliance : les nouveaux défis stratégiques et informationnels pour les entreprises françaises
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Derrière les concepts de veille concurrentielle et de veille stratégique se cachent des réalités très diverses en fonction du secteur d’activité dans lesquelles elles s’exercent.
Dans l’industrie par exemple, la surveillance des usines des concurrents revêt un caractère crucial.
Elles ne représentent certes pas la partie la plus visible de l’entreprise, bien au contraire, mais sont au cœur des opérations et la recherche de tous types d’informations sur leur fonctionnement (production, éléments financiers, approvisionnement…) est essentielle dans l’analyse d’une société ou d’un groupe.
Très souvent en effet, la recherche de différents paramètres ou éléments divers que nous verrons plus loin sur les usines a pour but de pouvoir apprécier la rentabilité des opérations d’une société.
De plus, dans la mesure où les entreprises, en particulier les grandes, ne donnent pas accès aux éléments financiers de leurs différentes activités (segments ou business units), l’étude d’une usine peut permettre d’évaluer la performance de la société dans un secteur donné.
Enfin, une usine étant parfois exploitée par une entité juridique précise, il est dans ce cas plus facile d’appréhender cette unité juridique que la réalité financière d’une activité, noyée dans les comptes financiers globaux.
Nous avons donc choisi dans ce nouvel article méthodologique de nous focaliser exclusivement sur la veille concurrentielle appliquée aux usines, afin d’en présenter les spécificités, détailler les méthodes pour obtenir de l’information sur ces structures et les sources à connaître, tout cela agrémenté par une mise en pratique sur un fabricant d’électroménager.
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