DOSSIER OUTILS DE VEILLE
• Gratuit contre payant : la performance des plates-formes de veille sur les media sociaux – une enquête à suivre
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Il y a encore quelques années, surveiller les médias sociaux ou effectuer des recherches ponctuelles dans ces sources (à l’exception des blogs et forums) ne relevaient pas d’une absolue nécessité pour les professionnels de l’information.
Bon nombre d’entre elles avaient alors l’image de ressources peu fiables et non professionnelles où le contenu publié relevait quasi-exclusivement de la vie privée et présentait donc un intérêt des plus limité dans un cadre professionnel. Le principal intérêt d’une veille sur les médias sociaux tenait alors de l’e-réputation et de la surveillance de marques et avis de consommateurs.
Mais aujourd’hui, quel que soit le sujet de la veille ou de la recherche (scientifique et technique, concurrentiel ou encore sec- toriel) et le secteur d’activité concerné, les médias sociaux représentent dans la majorité des cas une réelle valeur ajoutée par rapport aux sources plus traditionnelles (presse, serveurs et bases de données, revues académiques, surveillance de sites et pages Web ou encore brevets). Et il serait bien dommage de s’en priver…
Pour autant, surveiller ces sources n’est pas une mince affaire car ces médias sont nombreux, utilisés par un nombre croissant d’internautes, publient du contenu en temps réel et génèrent par conséquent un nombre très important de résultats qu’il est souvent difficile et chronophage d’analyser. En outre, le paysage des plateformes de veille et recherche d’information est devenu très riche depuis plusieurs années.
Qui dit richesse dit complexité. Nous avons donc choisi d’initier une démarche d’analyse de ces plateformes, que nous poursuivrons dans les prochains numéros. Deux premières fiches ont ainsi été réalisées pour ce numéro.
Nous avons dans un premier temps essayé de voir précisément quels étaient les médias sociaux les plus pertinents pour les professionnels de l’info et dans quels cas il pouvait être utile de les surveiller et les utiliser.
Dans un second temps, nous avons essayé de voir ce qu’il était possible de faire ou pas avec des outils gratuits.
Enfin, nous avons sélectionné des outils et plateformes spécialisés dans la surveillance des médias sociaux qui nous paraissent les plus pertinents pour notre profession, afin de les tester et de réaliser des fiches pour chacun d’entre eux permettant de mettre en évidence leurs principales caractéristiques ainsi que les forces et faiblesses de chacun d’entre eux en fonction de nos tests.
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L’outil a été lancé en 2009 et se présente comme une « plateforme de veille stratégique, e-réputation et intelligence économique » qui surveille aussi bien des sources classiques que les médias sociaux.
L’entreprise est basée à Angers et a été fondée en 2004 par son dirigeant actuel, Mickaël Reault.
Sources gratuites / payantes : sources gratuites mais possibilité de connecteurs avec des sites / bases de données pour lesquels le client a déjà un abonnement (notamment via Europresse, Factiva, LexisNexis et Kantar Media).
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Synthesio se définit comme un outil d’analyse et de surveillance des médias sociaux.
L’entreprise a été fondée en 2006 par deux français, Thibault Hanin et Loic Moisan et dispose aujourd’hui de quatre bureaux répartis entre New-York, Londres, Paris et Singapour.
Typologie des sources du corpus de Synthesio :
L’outil surveille plus de 600 millions de sources (forums, blogs, journaux, réseaux sociaux…). De nouvelles sources sont rajoutées quotidiennement.
Sources gratuites / payantes : gratuites uniquement
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La DILA (direction de l’information légale et administrative) réalise une avancée notable dans l’ouverture des données publiques en France en mettant en ligne le données de trois de ses bulletins officiels particulièrement intéressants pour les entreprises du point de vue des informations économiques qu’elles contiennent.
- le BODACC (bulletin officiel des annonces civiles et commerciales) depuis 2008 avec une mise à jour journalière ;
- le BOAMP (Bulletin officiel d'annonces des marchés publics) depuis 2005 avec une mise à jour journalière ;
- le BALO (Bulletin des annonces légales obligatoires) depuis le 1er avril 2005.
Les mises à jour pour les deux premiers sont quotidiennes et ont lieu 3 fois par semaine pour le BALO.
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On attend la diffusion gratuite (article 19 de la loi Macron) des données du registre national du commerce et des sociétés (RNCS), données qui sont collectées en amont par les greffes des tribunaux de commerce et dont la diffusion gratuite, par voie électronique, est confiée à l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI).
Ce registre est constitué à partir des données d'entreprises collectées lors de dépôts d'actes.
Ces données sont depuis 1986 diffusées de façon payante par les greffiers, réunis dans le groupement d'intérêt économique Infogreffe, qui regroupe les 135 greffes des tribunaux de commerce de France. Un extrait de Kbis – document officiel attestant l'existence juridique d'une entreprise – vaut ainsi actuellement 3,12 euros sur place, 3,90 euros par voie électronique et 4,01 euros par courrier.
La copie des statuts ou des comptes annuels d'une société coûte, elle, de 11,51 à 11,70 euros.
Qui n’a pas rêvé de trouver, en un clin d’œil et de façon certaine, sans reconstitution à partir de déductions hasardeuses, l’adresse mail d’une personne potentiellement intéressante. Cela peut se faire de façon relativement simple avec des outils gratuits.
Les outils payants comme www.emailfinder.com sont certainement plus performants mais couvrent un ensemble de besoins la plupart du temps trop larges par rapport au besoin immédiat que l’on a la plupart du temps.
FindThatLead le propose à partir de Linkedin, qui a priori est un très bon terrain de chasse, avec une application qui s’intègre sous Chrome (autres navigateurs non annoncés).
Il suffit de se logger sur linkedin, de cliquer sur le contact souhaité et d’activer le bookmarklet FTL qui s’affiche sur le navigateur et FindThatLead produit rapidement une adresse email qui pourrait être la bonne.
Il faut reconnaître que le système marche particulièrement bien – on l’aurait parié - quand on est au premier niveau de relation avec une personne.
Le second niveau donne des résultats assez bons.
Mais pour des personnes avec lesquelles on n’est pas en relation, le résultat est nettement plus erratique , FTL essayant systématiquement, sous des formes qui varient, de coller le prénom, nom de famille et raison sociale pour reconstituer l’adresse.
Cela aura au moins le mérite de donner des idées quand on cherche un email.
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METHODOLOGIE
• Les spécificités de la recherche d’information dans les pays émergents
OUTILS DE VEILLE
• La fin de Yahoo Pipes : quelles alternatives ?
SOURCING
• Le meilleur du Web de Mai-Juin 2015
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L’ACTU EN BREF
• L’actualité des moteurs, de la veille et du Web 2.0
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Les pays émergents bouleversent aujourd’hui le paysage économique et politique mondial. Les entreprises occidentales ont tendance à se tourner de plus en plus vers ces nouvelles destinations, qui présentent à la fois des perspectives importantes de développement et des enjeux multiples.
Nous avons décidé de partager avec nos lecteurs notre expérience en termes de recherche d’information, d’intelligence économique et de gestion de risques liés à certains pays émergents.
Nous allons nous référer aux pays émergents de manière générale, établis par les institutions internationales en fonction de leurs performances macroéconomiques et pas seulement aux pays de la catégorie BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui sont des marchés en fort développement. Cette catégorie peut inclure des pays producteurs de pétrole tels que l’Angola, le Nigéria, le Ghana, les pays à fort potentiel tels que l’Indonésie, le Vietnam, le Mexique ou encore certains pays d’Asie Centrale.
Comprendre les marchés émergents implique d’aller plus loin que les données. Ces marchés sont à aborder avec nuances, en tenant compte de la culture stratégique spécifique et de leur développement en matière d’information.
On notera que certains pays des BRICS tels que la Russie et laChine ont développé depuis longtemps une bonne culture de l’information, qui appuie la stratégie et le choix de leurs entreprises, voire de leurs gouvernements. Le processus de mondialisation des marchés contraint les autres pays des BRICS tels que le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud à se mettre aussi à l’intelligence stratégique. Ils créent des ressources globales d’information pour pousser leurs entreprises à s’étendre mondialement.
Globalement ces pays sont bien couverts par les bases de données internationales (EMIS, Factiva, Dun & Bradstreet, ...) et en termes de données macroéconomiques, ils disposent de services statistiques très performants. Les BRICS ne sont pas concernés par le problème de disponibilités des données, bien que leur fiabilité puisse parfois poser question. Les données les concernant sont largement disponibles, mais on constate que la plupart des difficultés sont d’ordre linguistique et d’interprétation.
Selon Pwc, plus d’une acquisition sur deux n’aboutit pas dans les pays émergents. Cela est dû premièrement à un manque de transparence des informations financières, qui peut prendre plusieurs formes : les entreprises donnent moins d’informations car, culturellement, les besoins locaux sont moindres en termes de reporting financier, l’information n’est pas partagée à cause d’une politique défensive et de confidentialité, l’information peut être présentée différemment, etc. La bonne information financière doit être comparable dans le temps et dans l’espace, ce qui signifie d’une année à l’autre et d’une entreprise à l’autre. Mais le modèle de gouvernance d’entreprise dans ces pays n’est pas identique à celui des pays développés et certaines mesures de précautions doivent être prises.
En ce qui concerne la deuxième catégorie de pays émergents, notamment les pays africains cités ci-dessus, la situation est totalement différente à cause d’un manque ou d’un faible développement de la culture de l’information. Sur le plan économique et business, l’information s’avère déterminante à plusieurs titres : comment peut-on entreprendre dans un environnement peu ou mal connu ? Comment investir dans des territoires pour lesquels on ne possède aucune donnée ?
Notons que les acteurs de la production de données se sont diversifiés ces dernières années. En Afrique, ce sont en particulier les entités privées qui se chargent de mener des études de terrain afin de produire les données et l’information qualifiée : les sociétés spécialisées en intelligence économique et intelligence pays de type Quantec (http://www.quantec.co.za), les fondations américaines et internationales (GAVI Alliance, Fondation Gates, Fund for Global Human Rights, Amnesty International ...), les cellules spécialisées au sein de grandes entreprises et également les agences de développement américaines et internationales (USAID, l’USADF, etc).
L’existence de cette information privée est essentielle et dans la plupart des cas vient compenser ou compléter les données publiques produites par des gouvernements pas toujours transparents. Les gouvernements consacrent souvent très peu de moyens à l’élaboration de données fiables et actualisées et dans certains cas, les données existantes n’ont pas vocation à être rendues publiques.
Pour combler ce vide en termes de disponibilité des données, une nouvelle initiative a été lancée en 2012 par la Banque Africaine de Développement. Il s’agit d’une plateforme internet « d’open data » sur laquelle des données macroéconomiques spécifiques à chaque pays sont disponibles gratuitement pour tous, sous forme de graphiques, de tableaux statistiques ou de données chiffrées. Cette plateforme, intitulée « Africa Information Highway » (http://africadata.org), réunit les sites web d’open data de différents pays africains afin d’assurer plus de transparence en termes de données et d’information publique.
Néanmoins, il reste la question de la fiabilité de cette information, sachant que souvent la Banque Africaine de Développement et même la Banque Mondiale reprennent ces données sans les vérifier. Ainsi, un rapide tour sur la page « Open Data » du Burundi nous suffit pour identifier une donnée visiblement fausse : les habitants d’une région du pays sont indiqués comme ayant une espérance de vie de 92 ans… (L’espérance de vie la plus importante au monde se trouve au Japon, et elle n’est que de 84 ans)
Il est important d’avoir recours aux informations primaires obtenues via le réseau personnel, les interviews, le contact direct avec la cible. Cette étape, dénommée « primary research » est absolument nécessaire dans le cadre de missions de due diligence (comprenant toutes les activités visant à évaluer la fiabilité d’un partenaire potentiel, notamment à l’étranger) et d’investigation. Néanmoins, une recherche basée sur des sources ouvertes (notamment sur le web) reste une étape indispensable, que ce soit en préparation de recherches « terrain » ou lorsqu’on désire obtenir une information simple qui peut ne pas nécessiter de passer par une étape de « primary research ».
Dans ce contexte, la recherche d’informations dans les pays émergents pose un certain nombre de problèmes particuliers. Nous en avons isolé deux : la problématique linguistique (peut-on faire une recherche dans une langue que l’on ne maîtrise pas ? Est-ce recommandé ?) et celle de la fiabilité des données. Dans la suite de cet article, nous illustrons ainsi comment une méthodologie rigoureuse et l’utilisation d’outils adaptés peut permettre de surmonter une partie des difficultés de la recherche d’informations sur les pays émergents. En utilisant l’exemple de la Chine, nous montrerons aussi l’importance que représente la prise en compte de la législation locale dans les missions de recherche d’informations.
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Un facteur à prendre en compte lorsque l’on réalise une recherche d’information est celui de la législation locale.
Cette problématique, importante quelle que soit la région, peut devenir cruciale lorsque la recherche se réalise dans des pays aux systèmes juridiques complexes, voir opaques.
Dans certains pays émergents, le gouvernement a ainsi mis en place une série de règles et de réglementations spécifiques afin d’éviter que l’information stratégique ne finisse entre les mains des acteurs étrangers.
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