Rester à jour et maîtriser tout ce qui a trait à la recherche d’information et la veille est une nécessité pour les professionnels de l’information qui y sont confrontés. Mais les sources, les outils, les méthodes ne cessent d’évoluer et de se réinventer.
Ce nouvel ouvrage de Véronique Mesguich répond à cette problématique en proposant un véritable guide pratique de la veille et de la recherche d’information à lire dans son intégralité, d’abord, pour faire le point sur le sujet et à conserver à portée de main, ensuite, dès qu’un besoin ou questionnement se présente.
Il est facile à lire et chaque élément est abordé de manière claire et concise. On appréciera tout particulièrement les nombreux tableaux et graphiques qui permettent d’avoir une vision claire des outils et méthodes à utiliser.
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Jeudi 21 février 2019 de 18h30 jusqu’à 20h - Fondation Calouste Gulbenkian - Salle de conférences
Avec Anne-Marie Libmann et Véronique Mesguich
39 Boulevard de la Tour Maubourg , 75007Paris
Métro La Tour Maubourg
Entrée libre
Lien : https://gulbenkian.pt/paris/evento/veronique-mesguich-2
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« Rechercher l’information stratégique sur le web » : votre nouveau guide au quotidien
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PANORAMA
• Google et la « recherche et la « recherche personnalisée » : quel impact pour les professionnels de l’information ?
MOTEURS DE RECHERCHE
• Qwant peut-il devenir le moteur par défaut des professionnels de l’information ?
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Malgré de nombreuses controverses et une stratégie à long-terme qui semble toujours s’éloigner un peu plus des problématiques et besoins des professionnels de l’information, Google est aujourd’hui encore le moteur de recherche Web le plus utilisé par la profession.
Cela s’explique par une raison très simple : malgré ses nombreux défauts, il propose des fonctionnalités de recherche plus avancées et fournit de meilleurs résultats que ses concurrents dans un contexte de recherche d’information et de veille professionnelle.
Meilleur, certes, mais tous les internautes accèdent-ils vraiment aux mêmes résultats ?
On se rappellera tout de même que Google nous vantait les mérites de la « recherche personnalisée » il y a encore quelques années.
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Qwant peut-il devenir le moteur par défaut des professionnels de l’information ?
Cette fonctionnalité, introduite en 2005 auprès des utilisateurs connectés à leur compte Google puis étendue en 2009 à tous les internautes, consiste à proposer aux internautes une liste de résultats naturels « personnalisés » en fonction de différents critères : localisation, historique de recherche, historique de navigation ou encore présence et contacts sur les médias sociaux, etc.
Concrètement, cela signifie que deux personnes entrant exactement la même requête au même moment mais sur deux ordinateurs distincts peuvent a priori avoir des résultats différents voire même complètement différents.
Et selon l’ampleur réelle de la personnalisation, cela peut avoir un impact important dans un contexte de recherche d’information et de veille.
On risque alors de se voir cantonné aux sources que l’on connaît et que l’on a déjà visitées, et de passer complètement à côté de sources pertinentes mais nouvelles ou en dehors de son spectre habituel.
Depuis quelques mois, Google a fait machine arrière et annonce à qui veut l’entendre que la personnalisation des résultats sur son moteur est en réalité très « light ». Discours de façade ou réalité ? Certains experts en doutent et constatent au quotidien les effets de la personnalisation sur les résultats.
Il ne faut pas oublier qu’entre-temps la polémique des « bulles de filtres », le scandale Cambridge Analytica ou encore la mise en place du RGPD sont passés par là et que la question de la personnalisation et de la collecte des données personnelles n’a plus vraiment bonne presse.
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Il y a quelques mois, Eric Léandri, PDG de Qwant avait annoncé que 2018 serait une année déterminante pour le moteur français qui mise sur le respect de la vie privée. Au regard des dernières actualités, cela semble plutôt bien parti...
Le ministère des Armées, la ville d’Issy-les-Moulineaux, la région Ile-de-France, la région Normandie, France Télévision ou encore l’Assemblée Nationale ont récemment annoncé qu’ils allaient ou avaient déjà adopté le moteur de recherche Qwant « par défaut ».
Lire aussi :
Google et la « recherche personnalisée » : quel impact pour les professionnels de l’information ?
Il est certain qu’en quelques années le moteur s’est beaucoup amélioré mais est-ce suffisant pour une pratique professionnelle et des questions et problématiques parfois complexes ?
Et, comme nous avons eu l’occasion de le montrer à plusieurs reprises récemment dans NETSOURCES et sur notre blog, Google répond de moins en moins aux problématiques des professionnels de l’information et il est nécessaire d’envisager des alternatives sur le long terme.
Sur le même sujet, lire ou relire sur notre blog :
Malgré tout, le géant américain a toujours le don de nous surprendre en lançant de nouveaux produits loin d’être parfaits mais répondants à un réel besoin dans un cadre professionnel comme le montrent le nouveau moteur de datasets1 ou encore Fact Check Explorer, un moteur dédié au fact-checking.
Sylvain Peyronnet, Chief Scientist et Chief AI & AdTech Officer chez Qwant a bien voulu répondre à nos questions afin de comprendre le fonctionnement actuel du moteur et son éventuelle adéquation avec les besoins des professionnels de l’information.
Les réponses obtenues ont suscité de nouvelles interrogations que nous avons choisi de retranscrire dans cet article.
Nous avons ensuite réalisé des tests simultanément sur Google et Qwant pour voir ce que Qwant avait concrètement à nous offrir.
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METHODOLOGIE
• Veille et recherche d’information : Comment trouver les bons mots-clés ?
OUTILS DE VEILLE
• Trois outils de veille, trois positionnements originaux
• MyTwip, la veille Web en complément des outils de recherche scientifique et technique classiques
• Newsdesk : de la recherche print traditionnelle à la veille web et médias sociaux nouvelle génération
• La curation pour les managers : le sens de l’information vu par Curation Corp
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Il existe aujourd’hui de multiples manières de rechercher de l’information et cela ne se limite plus à l’insertion de mots-clés dans une boîte de recherche : on peut utiliser des images, des sons, des blocs de texte, tirer parti de recommandations automatiques, etc.
Les grands moteurs de recherche Web comme Google et Bing notamment, dont le développement se focalise toujours un peu plus vers la recherche mobile et vocale ont fait évoluer la façon dont il est possible de les interroger. Et le recours à l’intelligence artificielle chez ces mêmes moteurs permet d’ailleurs une meilleure compréhension de l’intention de l’utilisateur et par là-même une simplification potentielle des requêtes.
Désormais, on peut tout à fait entrer sa requête en langage naturel sous la forme d’une question et obtenir une sélection de résultats pertinents. Mais cela a ses limites !
Si cela peut bien fonctionner pour des questions et sujets simples de la vie quotidienne, on est encore loin de pouvoir s’y limiter pour des recherches et veilles professionnelles.
La recherche textuelle classique à partir d’un mot ou d’une combinaison de termes reste un composant essentiel de toute veille ou recherche d’information.
Que l’on utilise des moteurs Web comme Google, des outils de recherche intégrés aux réseaux sociaux, des outils de veille ou plateformes de social media monitoring, des bases de données et serveurs traditionnels ou encore des agrégateurs de presse, tous ont toujours recours à la création de requêtes dites par « mots-clés » même si cela évolue.
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L’écosystème des outils de veille en 2018 en France est un marché bien structuré, que l’on pourrait diviser en trois grandes catégories
- Les outils de veille gratuits ou très abordables
- Les plateformes de veille intégrées
- Les plateformes de social media monitoring
Les outils de veille gratuits ou très abordables comme les lecteurs de flux RSS tels qu’Inoreader ou Feedly ou les outils d’alertes Web comme Google Alertes ou Talkwalker Alertes. Les premiers se professionnalisent et offrent des fonctionnalités de veille de plus en plus poussées et sont désormais disponibles sur abonnement même si cela ne dépasse pas les quelques centaines d’euros par an. Les seconds sont gratuits mais restent extrêmement simplistes et peuvent difficilement être utilisés seuls dans une démarche de veille. Tous ces outils se concentrent quasi-exclusivement sur la phase de collecte et ne sont pas en mesure de gérer l’intégralité du cycle de la veille (sourcing, collecte, capitalisation, analyse et diffusion).
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La majorité des plateformes de veille classiques ou de social media monitoring mettent en avant la veille stratégique, concurrentielle ou encore e-réputation.
Si certains mentionnent bien la veille scientifique, technique ou technologique, elle est presque toujours reléguée en arrière-plan. A la limite, dans ce domaine-là, c’est la « veille innovation » qui a le plus de visibilité car il s’agit d’un concept en vogue et très utilisé dans le monde des startups même si ça n’a en soi rien de nouveau...
On constate que la très grande majorité des outils qui proposent des corpus de sources pré-intégrés disposent en réalité de très peu de sources spécialisées scientifique/technique/industrie et connaissent finalement assez mal les problématiques de veille scientifiques, techniques et brevets et les outils de recherche et les sources de référence sur ces secteurs.
Alors qu’au contraire, ils disposent de corpus riches pour tout ce qui a trait aux médias, médias sociaux et sources plus orientés business et économiques.
On constate également que dans les manifestations et conférences liées à la veille tels qu’I-expo en France par exemple, toutes les tables-rondes et ateliers ont un angle implicite business, stratégique ou concurrentiel et que la veille et recherche scientifique et technique est à peine mentionnée.
La veille scientifique, technique et brevets est ainsi le parent pauvre de la veille et des outils de veille Web.
Et les professionnels de l’information de ces domaines-là doivent alors se tourner vers des manifestations tels que l’ICIC à Heidelberg, IC-SDV à Nice dont nous nous faisons régulièrement l’écho dans BASES ou les réunions utilisateurs des grandes serveurs et outils de recherche et d’analyse scientifique et technique tels que Questel, STN, etc.
Mais dans toutes ces manifestations, il est surtout question d’informations structurées tels que les publications scientifiques et brevets présents dans les grands serveurs, bases de données et outils d’analyse très puissants mais assez peu de veille Web et médias sociaux, qui portent par essence sur des données peu structurées.
Pourtant, même si les sources Web et médias sociaux étaient au départ assez peu adaptés aux thématiques scientifiques et techniques, il est aujourd’hui difficile de s’en passer et elles représentent un complément intéressant aux sources classiques.
Mais malheureusement, peu d’acteurs se sont positionnés sur ce créneau...
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Aux antipodes de la plateforme MyTwip que nous avons présentée dans l’article précédent, LexisNexis Business Information Solutions (BIS) avec son produit Newsdesk propose également un positionnement original sur le marché de la veille.
Si, en apparence, la plateforme Newsdesk se rapproche le plus des plateformes de social media monitoring comme Digimind Social, Brandwatch, Visibrain et autres, elle occupe en réalité un positionnement unique qui s’explique en grande partie par son héritage historique.
Il faut en effet remonter le temps pour mieux comprendre comment LexisNexis BIS a investi le champ de la veille médias, web et social media et les spécificités de son produit qui ne ressemble à aucun autre.
LexisNexis est un acteur bien connu des professionnels de l’information issu de Data Corporation créé en 1966 pour des avocats américains. Mais ce qui vient en premier lieu à l’esprit, c’est d’une part Lexis et ses bases de données juridiques et de l’autre Nexis l’agrégateur de presse pour la partie business apparu en 1979, sans oublier Total Patent, un des acteurs importants, même s’il est moins connu, dans le secteur des brevets.
Mais au cours des cinq dernières années, la partie Business de LexisNexis qui s’appelle désormais LexisNexis Business Information Solutions a pris un tournant décisif en s’aventurant au-delà des frontières de l’agrégateur de presse traditionnel avec le rachat, en 2014, de la société Moreover et de son produit Newsdesk, une plateforme de web et social media monitoring.
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