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BASES PUBLICATIONS 13 rue Camille Desmoulins La revue de référence des professionnels de la veille et de l'IA. |
Tag: Métier et compétences
L’analyse automatique d’un corpus de presse pour mieux cibler sa veille
La datavisualisation a un rôle à jouer à toutes les étapes de la veille comme nous avons pu le voir dans le précédent numéro de NETSOURCES. Cela commence dès les premières étapes de la veille avec la définition précise d’un sujet ainsi que le choix des mots-clés et du champ lexical à utiliser pour créer de futures alertes.
Dans cet article résolument pratique, nous avons voulu montrer comment la représentation de données pouvait apporter une aide précieuse dès cette première étape de formalisation du besoin et surtout comment s’y prendre concrètement, avec quelles méthodes et quels outils.
Nous sommes donc partis d’un cas concret : la mise en place d’une veille sur un sujet dont nous avons tout à découvrir : ChatGPT.
Pour nous aider à déterminer les angles de la veille, les thèmes à surveiller et les termes à mettre sous surveillance, nous avons choisi d’analyser un gros volume d’articles de presse sur le sujet, car même si ChatGPT est apparu récemment dans les médias, le volume d’articles consacré à cette IA est considérable et donc peu assimilable humainement.
Les outils de Business Intelligence pour créer des analyses visuelles dans un livrable de veille
La dataviz a un rôle important à jouer dans la réalisation des livrables en permettant notamment de représenter visuellement des informations et des analyses qui auraient pu avoir beaucoup moins d’impact si elles avaient été uniquement restituées sous forme de texte.
Mais utiliser la dataviz dans ses livrables, ce n’est pas appuyer sur un bouton pour récupérer en un clic toute une série de représentations graphiques adaptées à ses problématiques. Ce serait trop beau. C’est en réalité beaucoup plus complexe et fastidieux et nous en avons fait l’expérience à partir d’un exemple concret.
La dataviz n’est pas un long fleuve tranquille : l’exemple de Gephi pour cartographier Twitter
La dataviz semble désormais être partout dans notre monde de l’information professionnelle, dans les demandes des clients et… dans les plateformes de veille.
Cette irruption du quantitatif, de l’analytique et du visuel dans des masses d’information documentaire longtemps sous-exploitées est à notre sens extrêmement positive, tant l’extraction et l’interprétation des données, rendue possible par la dataviz, donnent du sens à celles-ci et valorisent le travail de collecte et capitalisation des professionnels de l’information et de la veille.
Mais attention, utiliser la cartographie dans le but d’embellir une présentation ou, pire, en faire un argument de vente à une direction d’entreprise en promettant de générer «automatiquement» du sens via des graphes et représentations diverses, est en soi une aberration trop souvent observée… La dataviz comme pensée «automatisée», voire magique, est un facteur de risque, de contresens et confusion.
L’essentiel de la dataviz
Cette nouvelle rubrique « FICHE SYNTHÉTIQUE » se propose d’aider à comprendre en un clin d’œil les informations clés de chaque numéro de NETSOURCES. La datavisualisation faisant l’objet d’un numéro double, vous trouverez ici un rappel du précédent numéro. Cette rubrique sera également déclinée en version pédagogique « pas à pas » et commentée dans nos fiches pédagogiques « Les essentiels de la veille». Bonne lecture !
Tendance-métier
Depuis une dizaine d’années, la « data » agit comme un moteur de transformation au sein de l’activité de veille. L’irruption du monde des chiffres bouscule le savoir-faire établi des experts de l’information textuelle.
Comment intégrer la dataviz à sa veille ?
La datavisualisation peut être intégrée à chaque étape de la veille, au-delà de l’analyse et de la diffusion du livrable.
La magie de la Dataviz ?
Derrière l’apparente simplicité d’une datavisualisation et la rapidité de transmission de son information, se cachent souvent de longues heures de travail et de multiples compétences : des compétences analytiques, un sens de la synthèse, de l’imagination, un esprit critique… du travail et du temps.
Autant de compétences partagées par les professionnels de l’information, qui doivent toutefois décliner ces compétences sur des données chiffrées et non plus textuelles. Cela leur demande - outre de nouvelles compétences techniques - d’intégrer une nouvelle grille d’analyse, avec ses propres étapes et contraintes. Non seulement moment de l’interprétation des données et de leur mise en forme, mais à chaque étape de la veille.
Quels outils utiliser pour bénéficier de ChatGPT ?
Nul n’a pu y échapper. Dans les médias, au bureau… on ne parle que de cela : ChatGPT est-il en train de ringardiser Google ?
Au regard de la recherche d’informations, ChatGPT n’est pourtant pas assez fiable pour être utilisé de façon professionnelle. D’ailleurs, ce bot conversationnel n’a pas vocation à devenir un moteur de recherche. En revanche, son impact sur la recherche d’information est réel et il est intéressant d’explorer dès maintenant les usages en la matière, en ce qu’ils préfigurent ceux des années à venir.
Difficile de résumer ChatGPT, un bot gonflé à l’intelligence artificielle, à une seule fonctionnalité : créateur de contenu (et de code), moteur de réponse, traducteur, générateur de résumé… ChatGPT fait tout cela à la fois. Il peut donc être utilisé à chaque étape de la veille, qu’il s’agisse de l’identification des besoins, du sourcing, ou de l’analyse.
Pourquoi est-il populaire ? Du fait de son interface de dialogue simplifiée, à laquelle on accède après inscription. Une fois cette formalité établie, une barre de dialogue s’ouvre en bas de page. C’est là que l’on pose ses questions. L’outil y répond en haut et la conversation défile, comme une conversation avec n’importe quel chatbot.
Comment intégrer les podcasts à ses livrables de veille ?
Contenu d’un nouveau type, parfois éphémère, mais qui s’affirme comme un media d’information « puissant », le podcast d’information est issu à 65 % de la presse écrite. Il est alors conçu soit comme un canal complémentaire, soit comme un véritable produit d’information avec un contenu original (dit natif), que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.
En tant que professionnel de l’information, le veilleur est à l’affut de toute information, quel que soit son format. Avec le podcast, il se heurte à une variété de contenus et d’accès dont dépendra la collecte.
Il faut non seulement le collecter, mais aussi le traiter et l’intégrer à sa production documentaire ou à son livrable de veille.
Voir « Les nouveaux formats des médias appellent de nouvelles méthodes et outils de recherche », NETSOURCES n°150, janvier-février 2021
Le veilleur face au défi de la représentation des données
Les métiers des professionnels de l’information, - documentation, veille, KM et autres fonctions liées à la gestion de l’information, - ont toujours été en prise directe avec les évolutions du numérique.
Il nous semble que ces évolutions impactent nos métiers de deux façons différentes.
La première est une déstabilisation forte, sous l’effet par exemple de l’arrivée d’Internet hier ou de l’IA aujourd’hui qui « concurrencent » et remettent en cause l’existence même du professionnel.
La seconde agit plutôt comme un moteur de transformation. Elle a pour effet d’élargir les compétences du spécialiste car elle le pousse à intégrer les nouveautés technologiques dans son offre de service et à monter en compétence. On l’a vu par exemple avec les systèmes de GED, et cela nous paraît être aussi le cas de la data.
Depuis une dizaine d’années la data « interroge » les différents profils de spécialistes. Elle pose la question de leur ouverture au monde des données quantitatives, et non plus seulement qualitatives.
Quelles dataviz tout au long du process de veille ?
Dans le monde de la veille, on peut aisément s’imaginer que la dataviz a surtout un rôle à jouer au niveau de l’analyse et des livrables.
Elle a en réalité un rôle à jouer à tous les niveaux.
Dans cet article, nous analysons précisément la place de la représentation visuelle à toutes les étapes de la veille (de la définition des besoins jusqu’à la diffusion), d’abord sous l’angle du type de représentation puis avec le prisme des outils des dataviz.
Quelle représentation visuelle pour quelle étape du processus de veille ?
Définition des besoins
Quand on souhaite mettre en place une veille, il faut commencer par définir précisément les besoins en allant interroger les personnes concernées par la veille comme les futurs destinataires notamment : pour qui, pourquoi, que veut-on apprendre et découvrir, que sait-on déjà, etc.
Lire aussi :
Enrichir ses livrables de veille grâce à la datavisualisation (Bases N° 380 - avril 2020)
Comment identifier des infographies ? (Bases N° 345 - fev 2017)
Faire parler l'information
La datavisualisation (souvent appelée dataviz) est une représentation graphique permettant de synthétiser des données quantitatives surtout mais aussi qualitatives.
Dans son ouvrage « Rechercher l’information stratégique sur le Web », Véronique Mesguich propose une vision intéressante de ce que la datavisualisation apporte aux professionnels de l’information.
À travers notamment la retranscription d’un échange avec Serge Courrier, l’ouvrage met en avant que dans le monde de la veille et de la recherche d’information, la datavisualisation distingue deux grands usages :
• Représenter graphiquement des informations que l’on connaît déjà pour les rendre plus intelligibles et compréhensibles avec un gain de temps pour celui qui la reçoit (c’est le cas par exemple des livrables de veille à fort contenu graphique - comme les tableaux et diagrammes que l’on peut voir régulièrement). On travaille ici plutôt sur un faible volume de données.
• Faire émerger des informations, relations, concepts, signaux, etc. que l’on ne connaissait pas à partir d’un gros volume de données ; c’est le cas des outils de recherche et de veille qui offrent des solutions d’analyse intégrées à leurs outils.
Véronique Mesguich indique que la datavisualisation au sens strict du terme correspond en réalité uniquement à ce deuxième usage, mais que dans le langage courant, le mot est souvent utilisé pour désigner toute forme de représentation de données.
Lire aussi :
Enrichir ses livrables de veille grâce à la datavisualisation, (Bases N° 380 - avril 2020)
Comment identifier des infographies ?, (Bases N° 345 - fev 2017)
Quelles fonctionnalités de dataviz dans les plateformes de veille ?
Depuis quelques années, les plateformes de veille intègrent de plus en plus de fonctionnalités de dataviz.
Dans la grande majorité des cas, les outils de veille intègrent la représentation visuelle au niveau de l’analyse des résultats de veille. Ils aident l’internaute à se repérer dans un vaste volume d’informations, à détecter plus rapidement et facilement des informations importantes qu’il ne connaît pas encore et à exporter ces visualisations pour les intégrer à des livrables.
Mais si tous les outils de veille parlent de dataviz ou de fonctionnalités analytiques, ce qui se cache derrière ce terme « vendeur » varie en réalité d’un outil à l’autre.
Tous proposent aujourd’hui des dashboards personnalisables avec différentes représentations visuelles. Certains ont choisi de continuer à développer leurs propres solutions de datavisualisation en interne là où d’autres ont préféré choisir des connecteurs avec des outils dédiés à la datavisualisation comme les outils de BI (Business Intelligence) dès qu’il s’agit d’aller plus loin. Ce qui va varier également, c’est le degré de personnalisation de ces datavisualisations, les corpus qui servent à la réalisation de ces visualisations ou encore l’existence ou non de graphes relationnels permettant de voir des liens entre les données.
Lire aussi :
Outils de veille freemiums : se repérer dans le paysage des lecteurs de flux RSS (Netsources N° 160 - sept/oct 2022)
Les outils de surveillance de pages gratuits et freemiums au banc d’essai (Netsources N° 153 - juillet/août 2021)
Les nouvelles fonctionnalités des plateformes de veille en 2021 (juin 2021)
Le marché des plateformes de veille se consolide (Bases N° 390 - mars 2021)
Le marché des outils et plateformes de veille en France en 2020 (Netsources N° 147 - juillet/août 2020)
Se repérer dans le paysage des outils de datavisualisation
Quand la datavisualisation n’est pas incluse ou pas suffisamment aboutie dans les outils de recherche ou de veille que l’on utilise au quotidien, il n’y a pas d’autre choix que de se tourner vers des outils dédiés à la représentation visuelle de données.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on se retrouve vite confronté à un marché extrêmement vaste et surtout très disparate dans lequel il est très difficile de se repérer et de trouver l’outil adapté à ses besoins particuliers.
Il est en effet impossible de mettre sur le même plan un outil qui permet de réaliser des infographies manuellement, des graphes relationnels, un outil de data storytelling, un tableur qui permet de réaliser des graphes ou un outil de Business Intelligence.
Lire aussi :
Enrichir ses livrables de veille grâce à la datavisualisation (Bases N° 380 - avril 2020)
Comment identifier des infographies ? (Bases N° 345 - fev 2017)
Vidéo, image et traduction : les dernières innovations de Google à la loupe
Comme chaque année, Google organise au mois de mai sa fameuse conférence annuelle appelée Google I/O (pour Input/Output). Deux jours de show à l’américaine avec des annonces de nouveautés de produits et de fonctionnalités.
Nous les avons analysées en détail pour voir comment cela allait faire évoluer la recherche d’information et la veille professionnelle.
Trois grands axes d’innovation ressortent cette année : l’un concernant la vidéo et notamment YouTube, un second l’image et un usage accentué de l’IA et le dernier la traduction appliquée à différents types de contenus.
Prospective : comment vont évoluer vos pratiques de de veille sur les réseaux sociaux ?
Les réseaux sociaux, comme le Web et les moteurs de recherche dans leur ensemble évoluent à vive allure, que ce soit au niveau de leurs contenus, de leurs fonctionnalités, de leur modèle économique et de leur stratégie à long terme.
Et cela modifie en profondeur la façon dont on peut rechercher et faire de la veille sur ces réseaux.
Nous avons repéré six grandes évolutions majeures qui concernent les réseaux sociaux dans leur ensemble qu’il faut aujourd’hui avoir en tête dans ses pratiques professionnelles.
Certaines tendances impactent déjà la veille et la recherche aujourd’hui, d’autres auront un impact à plus long terme, et ce sont autant de défis.
Lire aussi :
L’évolution de la frontière gratuit payant impacte la veille stratégique et technologique (Netsources N° 138 - jan/fev 2019)
La veille face aux nouveaux medias podcasts stories lives (Bases N° 371 - juin 2019)
Les réseaux sociaux atypiques : nouvelle opportunité pour le veilleur ? (Bases N° 383 - juil/août 2020)
Veille et recherche : le retour de la sélectivité face à la quantité (Netsources N° 144 - jan/fev 2020)
Veille et recherche d'information : toutes les sources et tous les articles n’ont pas la même valeur (Bases N° 374 - oct 2019)
Déterminer la valeur d’un brevet : des outils stratégiques pour l’entreprise
Selon un « mantra » communément trouvé dans la littérature spécialisée, « 80 % de l’information technique trouvée dans les brevets n’est pas présente ailleurs ».
L’information brevet renseigne en premier lieu sur l’évolution des technologies, et sur l’état de l’art, où l’état de la technique dirait un examinateur. Une proportion très importante des documents cités dans les rapports de recherche produits par l’OEB (Office Européen des Brevets) correspond à de la littérature brevet, ce qui souligne l’importance de l’information brevet dans une étude de brevetabilité.
L’INPI (L’Institut National de la Propriété Intellectuelle), au début des années 1980, avait lancé une publication dénommée « Le clignotant des technologies », dont la production était confiée à un service particulier, le RISC, pour « Recherche en Information Stratégique et Concurrentielle ».
Stratégie et concurrence : nous y voilà. En fournissant une visibilité sur l’orientation des axes de R&D des concurrents, l’information brevet constitue une aide à la définition d’une stratégie d’entreprise.
Lire aussi :
Minesoft change d’échelle (Bases N° 400 - fev 2022)
OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) met en ligne des "Patent Landscapes"
Nous avons testé IPRally, l'outil qui veut révolutionner la recherche brevets avec de l'IA (Bases N° 395 - sept 2021)
Conseil veille pour créer des graphiques interactifs avec les archives de presse de Gallica
Benjamin Azoulay et Benoît de Courson lancent un nouvel outil de lexicométrie nommé Gallicagram.
Sensiblement similaire à Google Ngram Viewer, le Gallicagram offre un moyen de quantifier la présence/ le nombre d'occurrences d'un ou plusieurs termes en tirant profit de la base de données d'archives de presse française de Gallica. Ce logiciel permet de générer des graphiques interactifs à partir d'une simple barre de recherche tout en maîtrisant le corpus de d'étude, la période et surtout, l'outil permet d'accéder aux documents qui remontent via votre recherche, contrairement à Google Ngram.
Via @Mart1oeil | Sources : https://osf.io/preprints/socarxiv/84bf3/
Publication sur le blog de JP Accart des slides de la conférence sur le filtrage de l'information sur Internet avec les techniques de veille et de la curation
Les Slides de la conférence sont disponibles sur le blog de Jean-Philippe Accart
Edito 88, Février 2015 - En ligne de mire: la veille et la curation de données
L’éternelle renaissance des «moteurs de recherche humains»
Le marché des moteurs de recherche «à modération humaine », comme les qualifie Phil Bradley sur son blog orienté internet & médias sociaux, n’en finit pas de mourir et de se régénérer. La disparition du moteur ChaCha coïncide avec l’arrivée d’Askwonder. Les interfaces et les business models varient mais ces moteurs reposent tous sur un même principe : le client sous-traite sa recherche d’informations (sur tous sujets) à une armée d’experts distants via un site web.
A priori effrayants, - on pense à tous les emplois détruits des vrais professionnels de l’information, remplacés par des cohortes de chercheurs incertains et surtout invisibles, - ces moteurs, de par cette perpétuelle renaissance, sont intéressants à plus d’un titre.
Ils sont d’abord la preuve vivante que les moteurs de type Google n’ont pas remplacé le besoin d’expertise et de médiation humaine face à l’outil. Même pratiquée dans des conditions dégradées, l’intervention humaine demeure nécessaire et elle est ici toujours reconnue et fortement valorisée, puisque ces moteurs se lancent à coût d’investissements importants.
L’évolution de la recherche d’informations dans l’entreprise : quel avenir pour les outils et les compétences professionnelles ?
Avec le nouveau dossier de Bases « Qui sont les nouveaux experts des bases de données en entreprise ? », nous plongeons au cœur de l’entreprise pour analyser si les puissants outils que sont les bases de données sont toujours les armes indispensables pour rechercher l’information professionnelle (business, juridique, scientifique…).
La question qui vient tout de suite après est : de quel type de compétences l’entreprise a-t-elle besoin pour conserver une recherche d’informations performante face à des enjeux stratégiques qui demandent une information toujours plus exigeante ?
Dans la simplicité et la gratuité du monde de l’information créé par Google, on aurait tendance à penser que les entreprises ne sont plus acheteuses au propre comme au figuré, d’outils puissants de recherche ou de compétences professionnelles dans le domaine. Nous découvrons avec ce dossier qu’il n’en est rien.
Les livrables de veille à l’heure de la mobilité et du temps réel
Le salon I-expo, le salon de l’information et de la veille s’est tenu au parc des expositions porte de Versailles les 21, 22 et 23 mars.
16 conférences et ateliers se sont succédé au cours de ces trois jours et nous aurons l’occasion d’en proposer un compte-rendu détaillé dans le prochain numéro de notre revue Bases (avril 2017).
Nous avons choisi ici de revenir sur la conférence portant sur les livrables de veille, un sujet clé pour tous les veilleurs et d’en présenter les enseignements clés.
Cette conférence s’intitulait : « Les livrables de veille à l’heure de la mobilité et du temps réel : quelles innovations en production et diffusion des contenus pour faciliter la prise de décision stratégique ? ».
Parmi les intervenants, on comptait deux veilleurs et professionnels exerçant au sein de grandes entreprises et deux éditeurs d’outils.
On retiendra de cette conférence les deux témoignages et retours d’expériences qui apportaient un éclairage opérationnel sur ce sujet stratégique que sont les livrables de veille.
Lire aussi : « l’avenir de la veille à travers ses livrables ».
La compétence des professionnels de l’information à l’honneur!
Comme beaucoup le savent, notre lettre BASES est centrée sur les pratiques professionnelles de l’information. Nous suivons tous les services et outils qui naissent dans le monde de l’information professionnelle et les expériences des praticiens de la veille et de la recherche d’information.
Nous avons choisi dans notre nouveau numéro de BASES deux sujets particulièrement centrés sur les compétences des professionnels de l’information, qui montrent tous deux que ceux-ci apportent une véritable valeur ajoutée à l’organisation quand ils se positionnent avec une véritable démarche de support informationnel auprès du client.
Notre premier article décrypte un type de service de recherche original, le « moteur de recherche humain », et le second met en valeur la pratique particulièrement dynamisante d’un professionnel exerçant outre Atlantique.
Conseils et astuces pour externaliser tout ou partie de sa veille
Il y a quelques semaines, nous avions publié un article intitulé « Gratuité de l’information pour la veille : la fin d’une époque ? ». Nous nous étions focalisés alors sur les solutions donnant directement accès aux articles et documents comme les sites de presse, les agrégateurs de presse, les bases de données scientifiques et techniques, etc. où le client ou l’utilisateur peut effectuer ses recherches d’informations et mettre en place ses veilles par lui-même.
Suite aux propositions de certains lecteurs, nous allons nous intéresser cette fois-ci à d’autres acteurs, dont l’offre est à regarder en cas d’externalisation de la veille : les sociétés de veille médias ou cabinets de veille dans la liste des solutions pour accéder à l’information payante.
Effectivement, ces acteurs représentent un part importante du marché de la veille et de ses acteurs.
Dans quels cas faut-il envisager d’externaliser tout ou partie de sa veille ? Quelles questions faut-il se poser avant de se lancer dans une telle démarche ? Et comment ce marché est-il structuré ?
Google évolue : les documentalistes plus utiles que jamais?
A l’origine, les moteurs de recherche comme Google, Bing ou encore Yahoo permettaient de voir s’afficher tous les résultats citant les termes d’une requête, à condition bien sûr que les pages soient bien présentes dans leurs index.
Les moteurs de recherche visaient l’exhaustivité du Web ouvert là où les annuaires opéraient déjà une sélection.
Les moteurs offraient une bonne vision d’ensemble des contenus gratuits présents sur le Web là où les outils de recherche et de veille professionnels tiraient leur épingle du jeu sur les contenus payants ou des fonctionnalités de recherche plus sophistiquées.
Mais aujourd’hui, recourir à Google en pensant pouvoir accéder à la majorité des pages Web et contenus Web gratuits citant les termes de sa requête est un leurre.
En effet, quelle que soit la requête, Google, Bing et les autres n’affichent pas l’intégralité des pages correspondants à la requête. Ils opèrent une sélection des pages présentes dans leurs index.
Et cela a des conséquences importantes pour la veille et la recherche d’information.
Peut-on se former à la veille avec des MOOCs?
Que l’on soit novice ou expérimenté en matière de veille et de recherche d’information, la formation est et reste un élément clé pour rester à jour et approfondir ses connaissances existantes.
Et s’il n’est pas toujours évident de se libérer pour suivre une formation de quelques jours complets et d’obtenir le budget pour le faire, il existe une multitude d’autres solutions pour se former et notamment les MOOCs.
Nous allons voir si l’univers de la veille entre dans le champ des MOOCs.
10 bonnes résolutions pour le veilleur en 2020
Cette nouvelle décennie s’annonce riche pour la veille et la recherche d’information professionnelle avec de nombreux challenges en perspective.
Voici dix bonnes résolutions pour le veilleur en 2020 :
1. Lutter contre l’infobésité en privilégiant une sélectivité des sources;
2. Trouver des solutions pour intégrer les contenus multimédias à sa veille au même titre que les contenus textuels;
3. Tirer parti des évolutions de la traduction automatique pour renforcer sa veille sur des langues autres que l’anglais;
4. Accorder plus d’importance à la fiabilité des sources et informations et être vigilant sur la porosité de la frontière information/publicité;
5. Adapter ses livrables aux attentes et pratiques de son public et non l’inverse;
Les nouvelles générations des services questions/réponses (Q&A)
Rappel : Parmi les services les plus connus, Answers.com a été lancé dès 1999, Yahoo Answers et Reddit en 2005 et Quora en 2009. Google avait de son côté lancé en 2002 un service payant appelé Google Answers qui permettait à des internautes de poser des questions sur n’importe quel sujet. Des « Researchers » humains rémunérés à la question étaient en suite chargés d’y répondre. Google a très mis vite fin à l’expérience en 2006 car le service n’était pas assez rentable.
La fin des Q&A historiques
Les services de questions / réponses (Q&A) font partie des symboles du Web 2.0 et de l’avènement des services et outils collaboratifs.
Après 16 ans d’existence, Yahoo Answers va fermer ses portes le 4 Mai prochain
Yahoo n’a semble-t-il pas prévu de conserver une archive des contenus publiés sur la plateforme.
A lire sur Search Engine Journal
Confieriez-vous votre veille métier à des algorithmes ? Vous le faites sûrement déjà…
Les réseaux sociaux (LinkedIn, Twitter & co) représentent aujourd’hui une source d’information privilégiée pour la veille dite « métier ». Et c’est tout à fait justifié.
On peut y suivre les grandes tendances de son métier et secteur, découvrir de nouveaux acteurs et outils, repérer des événements professionnels ou encore lire les témoignages et retours d’expérience de ses pairs.
Ces réseaux sociaux regorgent de contenus professionnels intéressants et on a tout à gagner à s’abonner à une sélection de comptes spécialisés et à suivre les publications de ses contacts et « amis ».
Cependant, ce sont les algorithmes de ces réseaux sociaux qui réalisent la plupart du temps la veille à votre place, ce qui a peut avoir quelques conséquences fâcheuses si vous n’en avez pas pleinement conscience.
Les algorithmes des réseaux sociaux font la veille à votre place avec un manque de transparence certain
Ce n’est un secret pour personne, les algorithmes des réseaux sociaux sélectionnent les contenus qui vont apparaître dans le flux de l’utilisateur.
Ainsi, quand vous vous connectez à votre compte Twitter, LinkedIn, Facebook, Instagram et autres, vous ne voyez par défaut dans votre flux qu’une partie seulement des contenus publiés par vos contacts et les personnes que vous suivez...
Jamais la totalité.
Innovations et nouveaux défis pour les pros de l'info : la nouvelle édition de « Rechercher l’information stratégique sur le Web »
Véronique Mesguich a publié récemment publié la deuxième édition de « Rechercher l’information stratégique sur le Web » aux éditions Deboeck Supérieur. L’occasion pour nous de discuter avec elle de ce nouvel ouvrage et des challenges qui attendent les professionnels de l’information en 2022.
AM. Libmann : « Rechercher l’information stratégique sur le web » en est donc à sa deuxième édition. On se rappelle la précédente série des Net recherche co-écrits avec Armelle Thomas. À quel moment se rend-on compte qu’il faut refaire un tour complet de la précédente édition ? Et est-ce qu’aujourd’hui le rythme s’accélère dans un contexte de bouleversements permanents ?
V. Mesguich : L’évolution est parfois tellement rapide qu’il faudrait idéalement pour certains points envisager une mise à jour annuelle… ce qui n’est pas très réaliste au regard du temps long de l’écriture et de la publication.
La précédente édition a été publiée en 2018, j’ai démarré la mise à jour fin 2020 pour une parution à l’été 2021. Il est difficile de déterminer le moment le plus opportun pour une nouvelle publication : le rythme de l’innovation, dans le monde de la recherche d’information comme d’autres secteurs, n’est en effet pas linéaire ni continu. Les changements se produisent souvent sous forme aléatoire ou chaotique.
Le professionnel de l’info face à un Google en perpétuel mouvement
Comme nous avons pu le voir dans l’article « Google n’est plus un moteur de recherche ni de réponses, mais un assistant virtuel », Google se positionne aujourd’hui comme un assistant virtuel qui essaye de comprendre le besoin informationnel de l’internaute et lui propose une sélection de résultats sur un plateau.
Cet assistant évolue en permanence avec l’intégration de nouveaux types de contenus et de nouvelles fonctionnalités de recherche.
Le professionnel de l’information doit évidemment suivre ce rythme effréné, mais il faut aussi évaluer sans cesse la possible adéquation entre ces nouveautés, ces évolutions, ces innovations avec les pratiques professionnelles de recherche d’information.
Et ce n’est pas simple, car Google n’a jamais été conçu pour les professionnels de l’information. Ceux-ci ont néanmoins toujours pu traiter certaines questions avec Google mais la situation empire…
Lire aussi :
Comment retrouver une ancienne étude interne citée dans la littérature académique ?
Faut-il passer à la recherche d’information via Google mobile ?
Google Keen et Google Discover : les nouveaux Google Alertes ?
Faut-il proscrire les opérateurs booléens sur Google ? nous avons testé
Le veilleur peut-il tirer parti des veilles gratuites qui fleurissent sur LinkedIn ?
Depuis plus d’un an, on voit apparaître de plus en plus de liens vers des veilles gratuites sur LinkedIn. Il ne s'agit pas ici de news partagées régulièrement par des experts sur un secteur ou un pays, mais des veilles thématiques ou sectorielles produites et diffusées par des entreprises ou consultants qui ne sont pas spécialisés dans le domaine de la veille.
Derrière l’effort de contribution à la plateforme de partage social qu'est LinkedIn, on peut supposer qu’il s’agit dans la plupart des cas d’une stratégie de référencement dans un cadre commercial ou d’une simple recherche de notoriété.
L’utilisation de la veille comme outil de marketing serait finalement une nouvelle forme de publicité sophistiquée, qui aurait a priori de bonnes chances de toucher une cible professionnelle structurellement qualifiée, comme celle « offerte » par LinkedIn.
La cible client serait plus aisée à atteindre, à la fois grâce à la nature du canal de communication et à un contenu potentiellement plus riche qu’un post sur un blog ou une newsletter d’actualités.
Le veilleur professionnel pourra dans un premier temps qualifier ces veilles gratuites de « pseudo prestations » et s’alarmer de ce nouveau pas vers la « commoditisation »(1) du secteur de l’information, avec une dilution de valeur du service expert que représente une prestation de veille, qui suppose rigueur et technicité.
