Après une session à Nice, le prochain ICIC (International Conference on Trends for Scientific Information Professionals) retourne à Heidelberg où il se tiendra les 17 et 18 octobre 2016.
La formule « pas de conférences en parallèle, brève présentation de produits en plénière et exposition attenante » est reconduite puisqu’elle donne satisfaction depuis fort longtemps.
Le programme de cette année propose plusieurs conférences sur de nouvelles possibilités de recherche dans le domaine de la chimie.
D’autres, comme on s’y attend, sont centrées sur les brevets et les différentes analyses que l’on peut faire avec ce matériau.
Plus originale, une conférence s’intéressera à l’utilisation des données de financement de la recherche pour détecter des tendances le plus tôt possible.
On parlera aussi de fenêtre de commercialisation et d’optimisation de l’innovation.
Le Centre National de Documentation marocain, sous tutelle du Haut-Commissariat au Plan, organise pour la toute première fois un salon virtuel dédié au domaine de l’information-documentation qui ouvrira ses portes à partir du 1er juillet 2016.
Près de 150 exposants seront présents, répartis au sein de 10 halls thématiques :
FLA est heureux d’annoncer son soutien et sa participation à ce salon innovant
La liste des exposants présents sur le salon : http://cnd.hcp.ma/docexpo2016/Exposants-stands-Liste-des-demandes-recues_a12.html
Pour plus d’informations, et pour vous inscrire, rendez-vous à cette adresse : http://cnd.hcp.ma/docexpo2016/
GRANDES TENDANCES
• Altmetrics : véritable innovation ou simple phénomène de mode ?
SALON/CONFÉRENCE
• i-expo 2016 : retours sur les conférences et exposants
• Sondage sur les livrables de veille
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Annaïg Mahé est maître de conférences à l’Urfist de Paris / Ecole Nationale des Chartes et membre du laboratoire Dicen-Idf du Cnam et ses recherches portent sur les évolutions de la communication scientifique à l’ère numérique (et notamment les pratiques informationnelles des chercheurs, le libre accès à l’IST, ou les humanités numériques)
Le terme « altmetrics » est à la mode dans l’univers des publications scientifiques. Mais de quoi s’agit-il exactement ?
Dans cet article, nous nous intéresserons dans un premier temps à l’histoire de ces métriques alternatives qui mesurent notamment l’impact des publications scientifiques sur les réseaux sociaux, nous analyserons les différences avec la bibliométrie traditionnelle, détaillerons leur fonctionnement et leur utilisation actuelle chez les éditeurs et bases de données scientifiques.
Enfin, nous pointerons leurs intérêts et leurs limites pour les professionnels de l’information.
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Comme nous l’avions mentionné dans le précédent numéro de Bases, le salon i-expo a rencontré un véritable succès en termes de fréquentation cette année.
Cela s’explique sûrement en partie par le fait que quatre salons avaient lieu en même temps (un salon orienté RH, un second sur le e-learning, un troisième le plus à même d’intéresser les professionnels de l’information, « Solutions Intranet, RSE et collaboratif » et bien-sûr i-expo).
Le salon i-expo regroupait une vingtaine d’exposants principalement des éditeurs d’outils et la presse spécialisée du domaine.
On retrouvait les habitués des précédents salons comme Coexel, FLA Consultants, Knowledge Plaza, Qwam ou encore Sindup mais également quelques petits nouveaux avec un potentiel certain comme BrandWatch (un outil de veille des médias sociaux) et ElCurator (un outil de curation à destination des entreprises). 14 conférences et ateliers tous gratuits venaient compléter le dispositif avec une forte orientation sur les thématiques de la veille, des métiers, des outils de veille et de collaboration ainsi que de l’Open Data.
Du côté du salon Solutions Intranet, RSE et collaboratif, on approchait plutôt de la cinquantaine d’exposants, encore majoritairement des éditeurs d’outils parmi lesquels BlueKiwi, Jalios, Jamespot, Jive Sofware, KB Crawl, Knowings ou encore Knowledge Plaza. 12 tables rondes et 30 ateliers de démos d’outils/services étaient parallèlement organisés avec tout de même un très fort accent sur l’aspect RSE (Réseau social d’entreprise).
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OUTILS DE CURATION • Veille & Curation sur Twitter : quels sont les meilleurs outils ?
BREVETS • Minesoft/Patbase lance Chemical Explorer
SALON/CONFÉRENCE • i-expo : renouveau et transformation
RESSOURCES MÉTIER • You Tube / DailyMotion : quel intérêt pour les pros de l''info ?
ACTUS EN BREF • L'actualité des serveurs, bases de données, outils de veille et éditeurs scientifiques
A LIRE • La revue du web de Mars 2016
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A l’automne 2015, Twitter a ouvert au grand public son outil de curation de contenu appelé -sans grande originalité- Curator (qui n’a absolument rien à voir avec l’outil de curation français El Curator).
L’outil déjà accessible à une poignée de professionnels depuis mai 2015, a pour ambition de répondre à un besoin majeur des professionnels de l’information : la possibilité de mettre en place des requêtes complexes afin de pouvoir trouver l’information pertinente sur Twitter et de la diffuser ensuite.
Face à l’immense masse de données publiées chaque jour sur le réseau social, la recherche par hashtag montre en effet très vite ses limites, notamment lorsqu’il s’agit de réaliser une veille : difficulté de suivre plusieurs hashtags, danger d’être submergé lorsqu’un hashtag est massivement utilisé (d’autant que les hashtags populaires sont systématiquement « spammés » par des bots, c’est-à-dire des programmes utilisés pour publier automatiquement sur Twitter, les rendant très vite illisibles), risque de passer à côté de tweets pertinents mais n’utilisant pas le hashtag en question…
Le moteur de recherche proposé par Twitter, bien que relativement efficace pour une recherche ponctuelle, n’est absolument pas conçu pour une veille, même s’il est possible de contourner le problème (nous en parlerons par la suite). Curator se veut donc comme une réponse à ces limites, afin de permettre aux différents professionnels de l’information de pouvoir utiliser tout le potentiel du réseau social. Néanmoins, si Curator accomplit partiellement sa mission, il n’en possède pas moins plusieurs failles qui expliquent que, depuis sa sortie grand public en Octobre 2015, l’outil n’ait pas rencontré un succès majeur auprès des spécialistes de l’information. Il est donc important de noter quels sont les atouts mais aussi les défauts de cet outil, et les alternatives pouvant être employées.
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Patbase est, avec Orbit et TotalPatent, l’un des produits commerciaux offrant l’accès à l’essentiel des brevets déposés dans le monde depuis très longtemps, avec une forte proportion de brevets disponibles en texte intégral dont beaucoup sont traduits en anglais, et un puissant langage de recherche.
De nombreuses banques de données brevets sont, par ailleurs, accessibles sur les serveurs Proquest Dialog et STN, ce dernier ayant comme on le sait, une offre spécifique dans le domaine de la chimie.
Minesoft vient d’innover, justement dans le domaine de la chimie, avec le lancement de Chemical Explorer.
Ce service qui apparaît dans l’onglet « Search » de Patbase a pour objet d’identifier des composants chimiques et, éventuellement des composants analogues présents dans le texte des brevets.
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A lire dans le prochain numéro : nos comptes-rendus sur les conférences clefs d’i-expo 2016
Il semblerait que ce soit pari gagnant pour la nouvelle formule d’i-expo.
Le pari était audacieux, car cette dernière décennie avait malmené ce salon historique (son ancêtre IDT est né en 1974), sur une pente descendante après un certain nombre de péripéties liées au départ de co-organisateurs au fil du temps, du retrait de SPAT, l’organisateur quasi-historique, et pour finir, la grève des transports qui avait malencontreusement affecté l’édition 2014.
Le point d’orgue en avait été le report en septembre dernier à la nouvelle date de mars 2016.
L’actuel propriétaire d’i-expo, Infopromotions, organisateur de salons importants à Paris et en France, a complètement redéfini la manifestation.
Il a de fait déplacé le salon à une date stratégique, le mois de mars et en « accolant » i-expo à une manifestation consacrée aux RH et au e-learning. Il a ensuite fusionné en un seul espace i-expo (Information, Veille et Connaissance) et IC & RSE (Solution Internet-RSE & Collaboratif), ce qui a eu pour effet d’élargir le public à d’autres professionnels que ceux de l’information pure et de favoriser des synergies entre le monde de l’information et celui de l’entreprise dans sa transversalité.
Et enfin, il a proposé un ensemble de conférences et d’ateliers tous gratuits susceptibles d’attirer du monde.
Cela a finalement donné une recette gagnante avec un nombre important de visiteurs et un renouveau des profils avec de plus en plus de responsables de veille et d’IE fraîchement nommés ou responsables de projets ressuscités grâce à la sensible amélioration de la situation économique.
En ce qui concerne les stands, on comptait sur les doigts d’une main les « anciens » des derniers i-expo, aucun serveur ni aucune banque de données n’étant présents, en revanche de multiples exposants proposaient des plateformes de veille, de RSE, de GED, etc., renouvelant ainsi l’offre traditionnelle d’i-expo.
Infopromotions semble avoir trouvé la solution. Nous espérons que cette formule sera pérenne.
La date du prochain salon i-expo vient d’ailleurs d’être dévoilée. Le salon aura donc lieu du 21 au 23 mars 2017.
Les plateformes vidéos de type YouTube ou Dailymotion sont aujourd’hui des éléments incontournables de notre vie privée mais peuvent-elles réellement avoir un intérêt dans un cadre professionnel, notamment pour les professionnels de l’information ?
Quand on pense à YouTube, on pense plutôt clips de musiques, bandes annonces de films, rediffusions de programmes TV ou séries diffusées plus ou moins légalement, youtubers qui font des sketchs et vidéos humoristiques ou bien tutos beauté. Bref, on est très très loin de l’univers de l’entreprise...
Et pourtant, en creusant un peu, on finit par découvrir bien plus de contenus utiles à l’entreprise qu’on ne l’imaginait ! Voici donc un panorama des ressources professionnelles que l’on peut y découvrir et leurs utilisations potentielles dans le monde de l’entreprise.
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Highwire Press, l’agrégateur qui indexe des millions d’articles de publications scientifiques et académiques a récemment signé un partenariat avec TrendMD, un moteur de recherche de recommandation qui a pour vocation à être utilisé au niveau des résultats d’Highwire.
Depuis le début de l’année 2016, Proquest et l’ISSN (International Standard Serial Number) collaborent afin d’améliorer la diffusion des revues numériques. L’un de leurs objectifs est d’identifier toutes les revues actives ne disposant pas de numéro ISSN et de leur en attribuer un.
Eurostat propose depuis peu une application téléchargeable gratuitement et disponible sous Ios et Android appelée « Eurostat Country Profiles » afin d’accéder aux données et statistiques pays sur mobile. A noter qu’Eurostat propose également d’autres applications dont « My Region » (avec des indicateurs régionaux annuels) et « EU Economy ».
La base de donnée « Company Intelligence » réalisée par la société MorningStar fournissant de nombreuses données financières sur les entreprises britanniques et des données sur leurs dirigeants et leur structure coporate cessera d’exister au 31 juillet 2016.
A la demande du ministère de l’Environnement, le BRGM a mis en place une base de données permettant de faire état de l’intensité potentielle des séismes historiques insuffisamment documentés. La base de données est disponible dans les outils cartographiques des sites GéoRisques, InfoTerre et Plan Séisme.
Ex Librisintègre désormais les altmetrics à son outil de découverte « Summon ».
Elsevier a annoncé au mois de février le lancement de nouveaux indicateurs (metrics) permettant aux institutions de mesurer l’impact de leur recherche. Ces nouveaux indicateurs sont disponibles via Scival, l’outil d’Elsevier qui permet de visualiser l’impact des articles de recherche, effectuer un benchmarking par rapport à ses pairs, développer des partenariats et analyser les tendances de recherche. Ces nouveaux indicateurs incluent des citations de brevets issus des cinq plus grands offices brevets au monde ainsi que des données issues de Scopus.
Figshare, un repository qui permet aux chercheurs de sauvegarder et partager leurs données de recherche (et notamment figures, fichiers de données, images, vidéos, etc) a introduit une nouvelle fonctionnalité appelée « Collections », une sorte de Pinterest de la recherche (un des réseaux sociaux d’images les plus connus). Les utilisateurs peuvent ainsi regrouper au même endroit des contenus hébergés sur Figshare de différents types (vidéos, images, etc) et les partager publiquement, un peu à la manière d’un outil de curation.
L’outil de gestion des références bibliographiques Papers qui appartenait jusque-là à Springer Nature vient d’être racheté par la société ReadCube, une société qui édite des logiciels à destination des chercheurs et du secteur académique.
Expernova, l’outil qui permet d’identifier des experts scientifiques et dont nous avons déjà parlé dans Bases (Voir Bases n°313 - mars 2014) lance sa version 4. Parmi les nouveautés, une interface de recherche plus intuitive, de plus en plus de détails sur les acteurs identifiés, un outil de cartographie amélioré et des fonctionnalités de bookmarking collaboratives.
Depuis 2014, le CEVIPOF (UMR mixte de Sciences Po et du CNRS) et la Bibliothèque de Sciences Po mettent progressivement à disposition sur Internet Archive les archives électorales de 1958 à 2002. On y trouve pour le moment les archives des élections législatives de 1958, 1962, 1967, 1968, 1973, 1978, 1981, 1988 et 1993 à l’adresse bit.ly/1KeXFeR
La BNF a récemment lancé le site « Presse locale ancienne » (http://presselocaleancienne.bnf.fr) qui liste des journaux d’intérêt local parus en France des origines à 1944. Y sont référencés plus de 29 000 journaux dont plus de 1400 sont numérisés. La recherche peut s’effectuer par ville, par thème, de manière chronologique, sur les seuls journaux numérisés ou selon les tendances politiques.
Europeana (http://www.europeana.eu), la bibliothèque numérique européenne a lancé son nouveau site au début de l’année. La recherche et les filtres de recherche ont été améliorés avec notamment une nouvelle fonctionnalité de recherche innovante sur les couleurs.
L’équipe du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie a récemment mis en ligne la nouvelle version de VigiPallia (http://vigipallia.soin-palliatif.org), le portail documentaire sur la fin de vie, les soins palliatifs, l’accompagnement, la mort et le deuil.
Il est désormais possible d’accéder aux collections du château de Versailles sur mobile. Plus de 18 000 œuvres sont visualisables en ligne. (http://m.collections.chateauversailles.fr).
La Croix rouge a mis en ligne sa plateforme d’archives audiovisuelles à l’adresse https://avarchives.icrc.org. On y trouve plus de 93 000 photos numérisées, environ 1 700 films et vidéos et plus de 1 000 enregistrements audio.
La réalisation du portail francearchives.fr a officiellement été lancée au début de l’année 2016. Francearchives.fr a vocation à présenter le réseau français des archives et à constituer un point d’accès national à ses contenus numériques. Pour assurer la plus vaste audience au patrimoine archivistique français, il donnera accès aux inventaires et aux métadonnées associées aux documents des services d’archives, vers lesquels il renverra pour la consultation des images numérisées proprement dites. Le portail francearchives.fr deviendra également l’agrégateur national qui centralisera la fourniture des données destinées à enrichir le portail européen des archives (Archives Portal Europe).
Le réseau des bibliothèques de Paris vient de lancer des programmes de formation à distance dans de nombreuses disciplines (http://biblio.toutapprendre.com).
La bibliothèque nationale de médecine vient de lancer MedPix, une base de données dédiée aux images médicales librement accessible en ligne à l’adresse https://medpix.nlm.nih.gov.
La bibliothèque nationale irlandaise archive et donne accès au Web irlandais sur le site http://collection.europarchive.org.
La bibliothèque nationale australienne vient de mettre en ligne plus de 40 000 cartes du 19e et 20e siècle (sur l’Australie mais pas uniquement) : bit.ly/1Uygpdz
La bibliothèque nationale indonésienne a récemment mis en ligne une bibliothèque numérique avec des archives émanant de 218 institutions et notamment institutions gouvernementales et universités indonésiennes (http://onesearch.id).
Inoreader, le lecteur RSS qui fait fureur en ce moment de par ses excellentes fonctionnalités de recherche et de surveillance a récemment indiqué que les Google News étaient désormais directement accessibles depuis l’outil.
Alertes Presse, le moteur de recherche qui indexe en texte intégral la totalité des contenus présents dans les magazines du kiosque numérique Relay et qui permet de créer des alertes sur ce contenu n’est plus disponible. Un nouveau système d’alertes arrivera dans les prochains mois mais aucune date n’est pour le moment annoncée.
L’outil de veille sur les médias sociaux, Talkwalker a récemment introduit une nouvelle fonctionnalité intéressante : la reconnaissance d’image. Sa nouvelle technologie exclusive permet à plus de 30 000 marques de détecter leurs logos dans les images publiées sur les réseaux sociaux ou ailleurs sur Internet (même lorsque la marque n’est pas mentionnée dans le texte).
De son côté, Synthesio (outil de veille sur les médias sociaux) lance sa version 3.0 avec des innovations intéressantes : back data (recherche d’antériorité), troncature, nouvelles métriques, etc.