La recherche d’études de marché et l’obtention de ce type de données, très prisé par les entreprises, est une mission dont il n’est pas simple de s’acquitter.
Et ce, pour trois raisons principales : les bonnes sources de données de marché sont très difficiles à localiser dans l’immense univers informationnel, que ce soit chez les fournisseurs d’informations spécialisés et les sources d’information à notre disposition, elles sont la plupart du temps très chères, et enfin leur qualité n’est jamais assurée, la fiabilité des données trouvées n’étant jamais garantie et devant être évaluée par recoupement.
Nous aurons l’occasion de revenir sur chacun de ces points, mais il est avant tout nécessaire de se poser les questions suivantes : qu’est-ce qu’une étude de marché ? Y a-t-il une acception générale ?
Il nous paraît pertinent de définir une étude de marché en fonction de son objectif. La nature des données recherchées ainsi que les modes de collecte et de traitement de l’information sont en effet très différents, qu’il s’agisse par exemple du lancement/ de l’évaluation d’un produit ou bien d’une implantation sur un nouveau marché ou dans un nouveau pays.
Dans le premier cas, nous parlerons le plus souvent d’études ou sondages consommateurs, axés sur l’établissement d’échantillons représentatifs des attentes et réactions de diverses catégories de la population (consommateurs, lecteurs,…). Ces études sont menées par des cabinets très spécialisés. En France plusieurs sociétés de sondage d’opinions et marketing proposent ce type de services à un prix variable suivant la complexité du projet. On peut citer ici quelques exemples de sociétés d’études en France1 comme Ipsos France, GfK France, Médiamétrie, BVA, Groupe MV2, Ifop France, CSA, etc.
Dans le deuxième cas, le plus fréquent, il s’agira d’une étude de marché au sens le plus conventionnel du terme, à savoir l’exploration d’une industrie, d’une catégorie de services ou de produits.
La forme de ces études est bien sûr extrêmement diverse : celles-ci pourront se limiter à une analyse concurrentielle ou être beaucoup plus ambitieuses en fonction de l’objectif final. Elles pourront donc, soit porter sur un marché global, couvrir le champ d’une filière industrielle avec l’ensemble des mouvements stratégiques des différents acteurs ou projets de développement dans la filière, ou encore inclure des aspects réglementaires, logistiques, etc.
L’analyse d’un marché spécifique se fera via la collecte de données la plus exhaustive possible, pour en définir le volume et la segmentation, les acteurs et leurs parts de marché, leurs stratégies, les produits… Les informations fournies par ce type d’étude serviront ensuite de base à des choix et décisions stratégiques pour l’entreprise, comme par exemple le développement d’une politique marketing, une décision d’implantation, la création d’un nouveau produit.
Ce type d’étude revêt en effet une importance stratégique pour l’entreprise à l’origine de la demande d’étude, qui tentera par ce biais d’analyser un marché pour s’y positionner le mieux possible.
Beaucoup d’entreprises, quand elles sont de taille importante, font leurs études elles-mêmes grâce à des services dédiés ou en les confiant à des cabinets de stratégie. Dans les petites entreprises qui n’en ont pas les moyens, les services marketing ou commerciaux se contentent d’explorations moins globales, en cherchant eux-mêmes sur Internet ou en se limitant aux données transmises par certains organismes (fédérations, syndicats de branche,…) qui leur communiquent régulièrement un aperçu global de leur métier. Les échanges avec les clients et avec parfois les concurrents sont aussi, ne l’oublions pas, une source principale d’informations, certes informelle et très qualitative, mais précieuse.
Quel que soit le mode d’acquisition des données de marché, elles nécessitent une grande connaissance des sources et des techniques de recherche. L’expertise du service d’information de l’entreprise ou des prestataires d’information externes sera alors très sollicitée et utile pour fiabiliser au maximum la recherche et faire une première évaluation des données obtenues.
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La pratique de la veille s’était jusqu’à ces dernières années exercée principalement sur la presse, considérée comme le principal vecteur d’information d’actualités.
La surveillance de cette presse passait par des moyens très élaborés, que ce soit via les grands agrégateurs pour les media « print », ou les plates-formes spécifiques pour les media sur le web.
L’arrivée des réseaux sociaux a perturbé le jeu, en introduisant une nouvelle matière première informationnelle. La vision que l’on a de ces réseaux, au départ considérés comme de purs moyens d’échange et de dialogue pour différentes communautés, ne peut manquer d’évoluer devant la richesse d’informations qu’ils contiennent et véhiculent.
Force est de constater que cette matière première, même si elle est très hétérogène et de qualité inégale, contient une richesse d’information réelle. Twitter, par exemple, peut être considéré comme l’accès à des millions de références d’articles de presse échangés par les Twittos.
On aura donc tout intérêt, pour une veille spécialisée sur un secteur, à recenser et surveiller les comptes experts spécialisés dans la thématique en question.
Parallèlement à cette prise de conscience, il faudra procéder à une véritable révision des processus de veille utilisés traditionnellement, car ce type d’information est radicalement différent et encore plus complexe à intégrer dans les processus de veille que les sites web. Il faudra donc comprendre très finement la structure de chaque réseau social et la spécificité de ses contenus et flux afin d’élaborer la bonne approche pour une surveillance efficace.
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La nature des banques de données disponibles continue à s’enrichir !
Un nouvel exemple en est la banque de données I²KN qui est définie comme une base de connaissance collaborative dans les domaines de la physique et de la chimie, ces connaissances étant répertoriées sous un angle fonctionnel.
Elle a été créée par le cabinet MeetSYS. MeetSYS est le nouveau nom du cabinet CCRIM (Conseil en Créativité, Innovation et Management) créé en 2003 et dont les fondateurs s’étaient rencontrés chez Invention Machine, éditeur de logiciels d’aide à l’innovation fondé en 1992 par des scientifiques venant de l’URSS, pays d’origine de la méthode TRIZ.
Cette origine explique que le fil rouge de l’approche scientifique suivie à travers ces différentes structures soit fortement lié à la méthode TRIZ qui a inspiré leur démarche analytique des processus d’innovation. Cela se retrouve aussi dans la banque de données qui a été conçue comme un outil d’aide à la résolution de problèmes techniques par les consultants de MeetSYS.
Le contenu de la base est en libre accès après inscription. Un deuxième niveau est réservé aux contributeurs et aux experts reconnus.
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On se souvient que le passage de Dialog et DataStar à Proquest Dialog avait eu pour conséquence l'abandon de toute une série de types d'information tels que les annuaires d'entreprises, les bases de données marques et les rapports d'analystes/études de marché.
Aujourd'hui, bonne nouvelle, les rapports d'analystes sont de retour avec la banque de données baptisée Thomson Reuters Embargoed Research Collection qui n'est autre que la banque de données Investext rebaptisée.
Il y a, comme on s'en souviendra, trois types de rapports de recherche : sur une entreprise, sur une industrie ou sur un sujet spécifique.
Les rapports au nombre d'environ 13 millions proviennent de plus de 1 000 sources, banques d'investissement, maisons de courtage, sociétés de conseil.
Un embargo d'une durée moyenne de 7 jours est imposé et la mise à jour est quotidienne avec une moyenne de 10 000 documents. L'antériorité remonte à 2003 pour l'essentiel, mais des rapports antérieurs peuvent être aussi disponibles.
On peut chercher, en particulier, dans le texte intégral ce qui est nettement plus opérationnel que de chercher seulement sur le titre comme cela n'est pas si rare.
Autre bonne nouvelle, il n’y a aucune obligation d'acheter le rapport en entier, il n'y a pas de droit d'entrée et la recherche est gratuite (comme sur toutes les bases disponibles sur Proquest Dialog).
On peut donc acheter des pages d'étude pour 11,50$/page (rapport "standard") et 20$/page (rapport "premium"). On peut bien sûr acheter un rapport entier pour un prix indiqué précisément à chaque fois, sachant qu'au delà d'un certain nombre de pages, il est plus rentable d'acheter le rapport en entier.
Factiva vient d’annoncer que les recherches de tonalité (positive ou négative) d’un article étaient étendues à plusieurs langues.
Cette possibilité qui était jusqu’alors limitée aux documents en anglais est maintenant disponible pour le français, le russe, l’italien, l’espagnol et l’allemand.
Pour y accéder à partir de la recherche experte, il faut cliquer sur la flèche bleue devant « Recherche des Experts Factiva », puis sur le premier choix « Analyse de la tonalité des articles ».
On se voit alors proposer les choix « articles négatifs » d’une façon générale ou plus particulièrement sur la politique, les entreprises ou les personnes et également un choix « articles positifs » d’une façon générale, mais à l’examen plutôt orienté entreprise.
Puis pour chaque option, le choix parmi les six langues est proposé.
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PANORAMA • Le monde des affaires publiques et lobbying : information stratégique et outils
ICIC
• ICIC 2015 toujours centré chimie-brevets
• Intellixir va continuer son développement au sein de Questel
• AI Patents : une nouvelle façon de rechercher les brevets
SERVEURS
• Un nouveau service d’analyse médias sur Pressedd
• Questel continue à se développer en suivant trois axes
CARNET • Wikipedia permet maintenant de rechercher des structures chimiques
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Les phénomènes de lobbying et d’influence existent depuis longtemps, cependant leur utilisation est de plus en plus répandue dans ce contexte particulier de nouvelle donne internationale.
A Bruxelles, le lobbying est une industrie qui pèse plusieurs milliards d’euros. Selon le Corporate Europe Observatory, organisation militant pour une plus grande transparence, la ville compterait jusqu’à 30 000 lobbyistes, presque autant que d’employés à la Commission.
La capitale européenne est la ville qui, après Washington, connaît la plus forte concentration de personnes cherchant à influer sur la législation.
Dans ce contexte, cet article a comme but de donner un aperçu global des outils et des sources d’information destinées aux professionnels intéressés par les affaires publiques et le lobbying.
L’image de cette activité ou profession suscitent des critiques au regard de la transparence et de la responsabilité dans le cadre du processus décisionnel et législatif de l’UE. Pour répondre à ces préoccupations, le Parlement a créé en 1995 un registre des lobbyistes, suivi en 2008 par la Commission. Les deux institutions ont, en 2011, fusionné ces deux instruments en un registre européen de Transparence.
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L’édition 2015 de l’ICIC (The International Conference on Trends for Scientific Information Professionals) était bien dans la lignée des éditions précédentes, mais plus facile d’accès car se déroulant à Nice.
On a retrouvé certains « fidèles » spécialisés dans le domaine comme le hongrois Chemaxon ou l’anglais Minesoft qui propose en particulier PatBase.
D’autres orateurs ont présenté diverses avancées et la conférence a été aussi l’occasion de découvrir l’offre de la start-up américaine AI Patents qui faisait là sa première présentation en Europe.
Du côté de l’exposition, Questel était venu en voisin accompagné d’Intellixir, un fidèle de ce type de manifestations et qui fait maintenant partie de la famille (voir article suivant).
Il était entouré de nombreux acteurs du secteur (STN, PatBase, LexisNexis, Total Patents, BIZINT). On a remarqué aussi pour la première fois depuis longtemps, l’absence d’exposants indiens.
Nous parlerons dans ce numéro de Bases et les suivants des présentations qui ont le plus retenu notre attention.
C’est finalement le 29 septembre que la cession d’Intellixir à Questel a été actée.
Un premier communiqué diffusé parcimonieusement, d’où les inquiétudes de certains clients d’Intellixir informés seulement par la rumeur.
L’annonce à la journée utilisateurs de Questel du 24 septembre à Paris aurait été prématurée parce que tous les documents n’avaient pas été signés.
BASES a souhaité clarifier les choses en interviewant Jean-Michel Careil, le créateur d’Intellixir, à l’occasion d’ICIC 2015 où nous avons pu échanger avec lui.
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Comme nous le disions dans l’introduction, l’ICIC peut être un lieu de découverte de produits nouveaux, comme pouvait l’être, à ses belles heures passées, l’exposition du Online de Londres.
Cette année, la présentation d’AI Patents, pour la première fois en Europe, nous a paru particulièrement intéressante.
Cette société crée en 2012 aux Etats-Unis en Caroline du Nord, a présenté un moteur de recherche conçu initialement pour fonctionner dans le domaine des brevets.
Le principe de recherche que propose cette société se démarque totalement de la recherche booléenne classique ou de la recherche sémantique.
Le moteur s’appuie en effet sur l’analyse des rapports de recherche des examinateurs de brevets des offices américain et européen des brevets. Un brevet a été publié (US20110093449) qui décrit ce moteur de recherche.
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