2e méthode : rédiger directement dans la langue cible
Rédiger un livrable dans sa langue natale que l’on traduit ensuite dans la langue souhaitée par les destinataires n’a parfois aucun sens et peut faire perdre un temps considérable.
Mieux vaut donc se lancer directement dans un livrable dans sa langue cible, c’est-à-dire souvent l’anglais. Par exemple, quand la majorité des contenus issus de la veille sont en langue anglaise, il est peu productif de passer par un livrable en français pour ensuite le traduire en anglais.
Dans ce cas, comment produire directement un livrable en anglais sans y passer un temps considérable ? C'est là que les nouveaux outils qui émergent depuis le début de l’année 2023 et proviennent de la mouvance ChatGPT vont avoir tout leur intérêt.
Utiliser ChatGPT
On peut déjà demander à ChatGPT de résumer des contenus tout en les traduisant.
- On lui donne par exemple un article de presse et on lui demande :
Je veux que tu te comportes comme un analyste. Peux-tu résumer cet article en anglais :On copie-colle à la suite l’article en question. - ChatGPT produit alors un résumé dans un « bon » anglais qui ne sonne pas trop « traduction automatique ». On peut ensuite intégrer des éléments de ces résumés dans ces livrables.
- On peut aussi rédiger soi-même un premier « brouillon » de livrable en anglais sans se poser trop de questions quant à la grammaire, l’orthographe ou le style pour ne pas y passer trop de temps.
- Puis ensuite soumettre le texte à ChatGPT en lui disant par exemple :
peux-tu améliorer la qualité de ce texte en anglais comme s’il avait été écrit par une personne native ?
Et force est d’admettre que le résultat est beaucoup plus fluide.
Utiliser d’autres IA conversationnelles
Comme il n’y a pas que ChatGPT dans la vie et surtout pas sur le marché des IA conversationnelles, on pourra également avoir recours à d’autres fonctionnalités et outils tout aussi intéressants.
On citera tout d’abord Deepl Write (https://www.deepl.com/write), un nouvel outil lancé par l’excellent traducteur Deepl qui vient d’être lancé et dont le slogan est « Perfectionnez vos textes en un clin d’œil ». Il fonctionne pour le moment uniquement pour l’anglais britannique, anglais américain et allemand. On entre son texte initial et l’outil se charge de corriger et améliorer le contenu. Il s’attelle à la forme plutôt qu’au fond ce qui est exactement ce dont nous avons besoin.
On citera également Reverso (https://www.reverso.net/orthographe/correcteur-francais/) qui a lancé une fonctionnalité payante appelée « Rephraser » et qui permet d’améliorer et reformuler des contenus dans plusieurs langues.
D’autres outils ayant recours à des IA conversationnelles ont récemment vu le jour et d’autres devraient suivre. Nous avons également testé l’outil Brightness AI (https ://ai.brightness.agency/ - cf. Figure 1.) qui propose une fonctionnalité « corriger en anglais ». On entre son texte en anglais puis l’outil améliore automatiquement la grammaire, l’orthographe et la fluidité. L’avantage de cet outil est qu’il est pour l’instant gratuit et qu’il permet d’entrer 150 000 signes, soit 50 pages A4, ce qui est bien plus élevé que la plupart des outils.

Figure 1. Amélioration d’un texte en anglais avec Brightness AI
Enfin, d’autres outils existent depuis longtemps comme Grammarly (sur le marché depuis 2009), mais eux aussi se sont progressivement améliorés grâce à l’IA. Ce dernier vient lui aussi d’intégrer la technologie d’IA générative comme ChatGPT pour améliorer les textes. À noter que la version gratuite est assez limitée et pour améliorer des textes à vocation professionnelle, il est préférable de souscrire à la version payante à 20 euros par mois.
Notre conseil :
L’IA a clairement un rôle à jouer au niveau de la réécriture et l’amélioration de contenus et encore plus quand il ne s’agit pas de langues que l’on maîtrise nativement. On surveillera donc de près l’apparition et l’évolution d’outils spécialisés sur ce créneau, car le marché est aujourd’hui en pleine effervescence.
Il n’est d’ailleurs pas impossible que certains de ces outils ou fonctionnalités se retrouvent intégrés dans un futur proche à certains outils de veille professionnels, mais pour l’instant, aucun acteur (plateforme de veille, agrégateur de presse ou lecteur RSS ne propose réellement de solution satisfaisante pour la création et l’amélioration de livrables multilingues.
