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L’intelligence économique commence par une veille intelligente

TOTAL MATERIA : une banque de données matériaux très complète

François Libmann
Bases no
369
publié en
2019.04
563
TOTAL MATERIA : une banque de données matériaux très ... Image 1
TOTAL MATERIA : une banque de données matériaux très ... Image 1

L’idée de banque de données matériaux réunissant le plus grand nombre possible de propriétés (et elles sont très nombreuses) de tous les matériaux (et ils sont encore beaucoup plus nombreux, même si on se limite à certaines catégories comme les alliages métalliques) est un vieux rêve d’ingénieur.

Bien entendu, la banque de données idéale devait permettre de faire des recherches « dans les deux sens » c’est-à-dire d’obtenir instantanément les propriétés d’un matériau donné et à l’inverse d’identifier des matériaux ayant une certaine combinaison de propriétés et, si possible, des matériaux aux propriétés proches.

Banques de données matériaux : des années 80 à nos jours

Plus récemment, compte-tenu des évolutions des logiciels de conception industrielle, est apparu l’intérêt de pouvoir transférer directement certaines données vers des logiciels d’IAO/ CAO.

Les premières réalisations de banques de données matériaux datent d’il y a plusieurs dizaines d’années et se sont développées à mesure de l’avancement des technologies informatiques, en particulier les tailles des mémoires et les capacités de calcul.

Pour illustrer que cet intérêt n’est vraiment pas nouveau, on rappellera que la Commission européenne avait créé un programme baptisé « 1984-1988 Awarness programme on Materials databases » d’aide à la réalisation et à la diffusion des banques de données matériaux à partir d’une sélection d’onze d’entre elles parmi lesquelles trois françaises dont l’une, Thermodata, existe encore aujourd’hui. FLA Consultants avait été chargé, dans le cadre de ce programme, des opérations de sensibilisation à ce type de banques de données (avec démonstrations dans les 12 pays, à l’époque, de l’Union Européenne et édition d’une brochure de présentation dans les 9 langues de ces pays).

Sensiblement au même moment, en décembre 1984, a été créée l’association CODATA France avec l’objectif de « promouvoir et d’encourager la production, la validation et la diffusion de données numériques fiables ayant trait à la science et à la technologie »

CODATA France s’était associée avec la DBMIST du Ministère de l’éducation nationale de la jeunesse et des sports pour publier en 1989 le Guide des banques de données factuelles françaises sur les matériaux. Ce guide a été édité par FLA Consultants.

Il présentait 40 banques de données produites par 29 organismes.

Seules certaines d’entre elles existent toujours.

Les raisons de la disparition de beaucoup d’entre elles peuvent tenir à la fin du financement d’un projet, à des changements de politiques d’un organisme, à des diffi­cultés techniques devenues insurmon­tables, comme par exemple l’obsolescence d’un logiciel obligeant à tout recommencer ou… à la retraite du concepteur/animateur de certaines banques de données.

Le serveur STN, pour sa part, a offert pendant un temps un accès au Materials Property Data Network (MPD network) composé d’une quinzaine de banques de données.

Quoi qu’il en soit, le besoin de ce type de données ne s’est pas éteint après une première série d’initiatives.

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