Enfin un guide d’utilisation de la base OpenAlex

François LIBMANN
Blog du
19 février 2026
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web of science | Scopus | science ouverte | littérature scientifique
Enfin un guide d’utilisation de la base OpenAlex Image 1
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OpenAlex, lancé en janvier 2022, est un catalogue bibliographique de la recherche scientifique mondiale dont le nom fait référence à la légendaire Bibliothèque d’Alexandrie.

Son ambition affichée est de constituer une alternative crédible aux bases de données commerciales Scopus (Elsevier) et Web of Science (Clarivate), auxquelles il est reproché leur coût élevé et une couverture thématique sélective. Ces deux acteurs historiques — Scopus depuis 2004, Web of Science depuis des décennies — ont accumulé au fil du temps des rancœurs croissantes au sein de la communauté scientifique.

De grandes institutions ont d’ailleurs résilié leurs abonnements à ces bases, parfois un peu précipitamment. Car si OpenAlex revendique aujourd’hui près de 243 millions de références — soit plus de deux fois et demie ce que propose chacune des bases commerciales —, la plateforme présente encore un certain nombre de lacunes non négligeables : l’absence fréquente de résumés (abstracts) et une qualité inégale des affiliations institutionnelles, comme l’a démontré en 2024 l’École des Ponts ParisTech sur l’analyse de ses propres publications.

Cela étant dit, une volonté politique claire se dessine : OpenAlex s’inscrit pleinement dans le mouvement de l’open access et bénéficie d’un soutien financier tripartite — subventions, dons et abonnements premium. Ce dernier canal propose donc, moyennant finance une mise à jour toutes les heures et non pas mensuelle ou des services de conseil.

Dans ce contexte, la parution d’un guide d’utilisation (« version découverte ») est une excellente nouvelle. Il est librement téléchargeable :

  • Version PDF : Guide OpenAlex (CNRS, 2026)
  • Version PowerPoint : 20260209_OpenAlex_Guide-utilisation-decouverte_CNRS_2026.pptx
N.B. — Une fois de plus, l’ensemble de cette démarche se concentre sur des alternatives à Scopus et Web of Science, en passant complètement sous silence les serveurs Dialog et STN, qui ne manquent pourtant pas de qualités et mériteraient d’être mentionnés dans ce débat.